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« L’industrie cacaoyère de notre pays verra sous peu sa compétitivité améliorée notamment par la mise en œuvre d’un réaménagement de la fiscalité en vigueur», a annoncé ce jeudi Lambert Kouassi Konan, le président du Conseil d’administration du Conseil Café Cacao (CCC), au cours d’une conférence de presse.

La mesure attendue par les industriels vise à renforcer la transformation locale qui est estimée, a-t-il indiqué, à 560 000 tonnes, soit 36% de la dernière récolte. Un niveau qui a quasiment stagné ces deux dernières – même s’il permet au pays de maintenir son statut de premier broyeur mondial de fèves – alors qu’Abidjan ambitionne de réaliser une première transformation d’au moins 50% de sa production d’ici 2020.

Fuite de la production

« La production a baissé. Elle est passée de 1,791 million de tonnes lors de la campagne 2014-2015, à 1,565 million de tonnes pour la campagne 2015-2016 » soit une baisse de 12,6%, a-t-il poursuivi. Un manque à gagner chiffré à 226.000 tonnes dû aux conditions climatiques, à la survenue de chenilles et aux feux de brousse (qui ont tout de même détruits 1 000 ha de plantation). Mais cette perte est également dû à la « fuite de la production » vers des « pays non producteurs de cacao devenus exportateurs », a dénoncé Lambert Kouassi qui évoque le chiffre de 40.000 tonnes, sans plus de précision.

Les regards sont cependant tournés vers des pays comme le Mali et le Burkina Faso qui avaient servi de base à l’exportation du cacao récolté dans les zones contrôlées par la rébellion durant la crise armée de 2002 à 2010.