amirAprès le succès d’Abidjan en 2016, la première édition en terre africaine, certains observateurs avaient évoqué Nairobi ou Casablanca… Reviendrez-vous en Afrique, après la prochaine édition genevoise ?

Propos recueillis par  Youcef MAALLEMI, Paris.

 

Sous le thème «stimuler les investissements internationaux en Afrique», la 5e édition du Africa CEO Forum se tiendra à Genève les 20 et 21 mars 2017. Selon  Amir Ben Yahmed, Fondateur et président d’Africa Ceo Forum, la rencontre est devenue incontournable. «Quand nous avons créé Africa CEO Forum en 2012, nous avions pour objectif d’en faire un événement international pour montrer le capitalisme africain au monde entier et le promouvoir. D’où le choix d’un centre international, bilingue et accessible par tous les participants comme l’est Genève. La fréquentation et la réputation du Forum étant bien établies, nous avons tout naturellement décidé qu’il se tiendrait en alternance en Afrique et à l’international. Nous étions cette année à Abidjan, nous sommes ravis de retrouver Genève en 2017 ».

 


Après le succès d’Abidjan en 2016, la première édition en terre africaine, certains observateurs avaient évoqué Nairobi ou Casablanca… Reviendrez-vous en Afrique, après la prochaine édition genevoise ?


Tout à fait, l’édition 2018 se tiendra sur le continent. La localisation est déjà actée mais elle ne sera dévoilée qu’à l’issue de l’édition 2017. Dans l’immédiat, nous consacrons notre énergie à préparer le prochain grand rendez-vous, à Genève. Dans le prolongement des éditions précédentes, il permettra aux dirigeants des plus grandes entreprises africaines, comme aux décideurs publics des pays les plus dynamiques, d’échanger avec la communauté économique et financière internationale sur leurs objectifs de développement et d’investissements.

 


Le thème de 2017 est “stimuler les investissements internationaux en Afrique”. Comment comptez-vous procéder à une époque où les flux financiers vers l’Afrique tendent à se tasser ?


Dynamiser les flux financiers internationaux vers le continent fait partie des préoccupations des participants, et c’est l’un des nombreux thèmes importants que nous allons développer. Au-delà des capacités de financement locales, il est impératif d’attirer des investisseurs internationaux pour soutenir la croissance des entreprises et les projets qui sont portés par les gouvernements dans le cadre de leurs stratégies de développement. Genève est la 3e place financière d’Europe et nous avons mobilisé les grandes banques d’affaires, les fonds d’investissements spécialisés et les « family offices » en quête d’investissements en Afrique. Pour d’autres temps forts du programme, nous nous appuierons sur la présence en Suisse des sièges sociaux de leaders mondiaux dans des secteurs aussi importants pour les entreprises africaines que la santé, l’agro-industrie et l’innovation.

 


Quelles seront les principales nouveautés de 2017 ? L’innovation du panel présidentiel réalisée à Abidjan se poursuivra-t-elle?


 

Comme chaque année, nous travaillons sur de nouveaux formats de conférences et de réunions qui permettront aux responsables économiques et aux chefs d’entreprises africains de s’exprimer pleinement, qui leur apporteront de nouvelles idées et des solutions efficaces. Il y aura des nouveautés, que nous dévoilerons progressivement à partir d’octobre. Quant au panel présidentiel, ce fut en effet un grand succès, notamment grâce à la qualité de l’interaction qui s’est établie entre le président Ouattara et son homologue du Ghana, John Dramani. Bien sûr, nous allons renouveler ce format et nous avons d’ores-et-déjà l’accord de deux personnalités de premier plan. Là encore, permettez-moi de faire durer le suspens quelques semaines !

 


Y aura-t-il un pays invité ? Si oui, lequel ?


 

Je vous fais la même réponse : oui, mais soyez un peu patient. Plus généralement, si les pays qui sont à l’honneur bénéficient d’une visibilité particulière, une vingtaine de pays africains participent désormais au Africa CEO Forum, représentés par leurs ministres de l’Économie, des Finances ou de l’Industrie. Pour eux, c’est une excellente occasion de présenter leurs projets phare à la communauté économique africaine et internationale.

 

 

 

 

 

 

 

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