Ça sent la dissonance entre le Sénégal et la Mauritanie. Les deux nations n’arrivent pas  pour le moment à s’entendre sur  le pays qui devrait abriter les infrastructures de liquéfaction concernant la découverte du gisement de gaz à leur frontière commune.

Selon Kosmos Energy, qui supervise le dossier d’exploitation du gisement, un seul pays doit abriter les infrastructures de liquéfaction pour éviter de doubler les coûts.

Cependant, le Pétro-gazier reste prudent face à cette situation et verrouille, du coup, toute communication sur le sujet.

Des sources révèlent que, dans le but de renforcer le consensus, le Sénégal avait convoqué une réunion, les 9 et 13 mai à Dakar, qui a regroupé beaucoup de cadres du milieu gazier Mauritanien et Sénégalais.

Ainsi, le directeur Mauritanien des hydrocarbures, Ahmed Salem Ould Tekrour, et le directeur de la Petrosen, Mamadou Faye, ont été convoqués à cet effet pour trouver un consensus.

Dans cette dynamique, le directeur de Kosmos Energy, Andrew Inglis, a signalé qu’il va tout faire pour favoriser la bonne entente entre les deux pays afin  d’exploiter  d’une manière collégiale et efficiente le gisement estimé à plus de 20 trillions de pieds cubes.

Par ailleurs, Inglis avait dépêché à Dakar son vice-président en charge des relations avec les gouvernements et la sécurité, Mike Anderson,  pour rencontrer  les dirigeants des deux pays.

Avec la découverte du gisement Guembeul -1 au Sénégal et Ahmeyim-2 en Mauritanie, kosmos energy se dit être en position difficile pour convaincre la Mauritanie et le Sénégal d’accepter que l’un des voisins abrite toutes les infrastructures et, ce, même si les négociations se passent pour le moment sans accroc.

Ibrahima Dia Junior

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