Adama Wade, Yaoundé.

Ouverte ce 17 mai 2016 à Yaoundé en présence du président Paul Biya, la conférence «Investir au Cameroun», vise à mettre la lumière sur les potentialités de ce pays, deuxième  potentiel hydroélectrique de l’Afrique et locomotive de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Central (CEMAC).

Quelque 1300 opérateurs économiques participent à cette rencontre qui se tient jusqu’au 18 mai.

«Il s’agit d’abord d’évaluer la contribution du secteur privé au développement. Dans un deuxième temps, nous allons favoriser la rencontre entre porteurs de projets et investisseurs», a déclaré le président Biya dans son discours d’ouverture, résolument tourné vers l’intégration économique régionale.

Le chef d’Etat Camerounais a appelé à l’établissement de partenariats gagnants entre les entreprises nationales et les firmes internationales. Le Cameroun qui présente une situation macroéconomique stable fera de la qualité de l’accompagnement du secteur privé national et international sa marque de fabrique.

Présent à cette rencontre, José Manuel Barrozo, l’ancien président de la Commission de l’Union Européenne, est revenu sur la résilience de l’Europe pour mieux parler de l’Afrique. «Ce qu’on a appelé la crise existentielle de l’Europe est derrière nous. L’Europe a besoin de croissance et cette croissance peut venir d’autres parties du monde comme l’Afrique.»

L’ancien premier ministre portugais insiste sur la diversification construite par le secteur public et privé et par l’ouverture en insistant sur l’intégration régionale. Pour M. Barrozo, aucun pays ne s’est développé dans l’autarcie. «L’éducation et l’état de droit constituent les deux axes de tout développement», dira le portugais qui appelle l’Afrique à investir ces deux domaines.

Pour sa part, l’ancien premier ministre Coréen, Dr Un-Chan Chung, est revenu sur la longue histoire de développement de son pays. D’un PIB par habitant de moins de 100 dollars dans les années 60 à un ratio de 28 000 dollars par habitants en 2015, ce pays asiatique, passé du statut de destinataire à émetteur de l’aide public au développement, offre plus d’une leçon de développement au continent africain.

Dernier à prendre la parole lors de cette séance inaugurale, le nigérian Tony Elemelu, PDG d’UBA, s’est félicité de son expérience d’investisseur au Cameroun, qu’il loue pour la qualité de l’accompagnement des investisseurs. Et de mettre en exergue le rôle du secteur privé dans tout processus de développement.

Pays le plus peuplé de la CEMAC, avec une frontière de 1500 km avec le Nigeria, première économie africaine, le Cameroun présente un tissu économique diversifié et de nombreuses PME «prêtes pour la sous-traitance et la co-traitance», comme l’a si bien rappelé le président Biya . L’Energie, l’aménagement urbain, l’agriculture et les mines présentent des potentiels énormes pour les investisseurs nationaux, africains et internationaux.

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