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4 entreprises, verront leurs actifs publics privatisés au cours des prochains mois, a annoncé le gouvernement ivoirien à l’issue du conseil des ministres de ce mercredi 27 avril. Des cessions qui ont cours dans le cadre du programme de privatisation engagé par les autorités.

Le gouvernement ivoirien qui conservait 10% du capital de la SIB, la Société ivoirienne de banque – après en avoir cédé 39% au groupe marocain Attijariwafa Bank en septembre dernier (qui a porté ses parts au capital à 75%) – va se départir de la moitié de ses actifs, soit 5%, au profit d’investisseurs privés. Les 5% restants devraient rester dans le giron public, l’Etat voulant conserver un droit de regard, notamment dans le cadre de la politique de bancarisation des populations.

Dans le groupe diversifié Industrial Promotion Service West Africa (IPS WA) – présent, outre en Côte d’Ivoire, au Burkina, au Mali et au Sénégal – l’Etat va céder ses 15% de parts détenus aux côtés notamment du Fonds Aga Khan pour le développement économique (AKFED) et de la Société financière internationale (SFI). « Une consultation restreinte » au profit des actionnaires actuels de la holding est envisagée, et, le cas échéant, un « appel d’offres ouvert » sera lancé, précise le gouvernement.

La plus importante cession se fera à Côte d’Ivoire-Engineering, une entreprise spécialisée dans l’ingénierie, la construction et la mécanique industrielles, où les 74% du capital seront transférés par appel d’offres à « un repreneur disposant, seul ou en consortium, des compétences techniques et des capacités financières nécessaires pour exploiter cette société et développer ses activités ».

Enfin, les 2,2% du capital détenu par la Côte d’Ivoire dans la société sucrière burkinabé SN SOSUCO seront cédé dans le cadre d’une consultation restreinte.

Au total, depuis 2015, une quinzaine de sociétés à participation publique sont dans le viseur de l’Etat dans le cadre de sa politique de privatisation. Une option qui devrait notamment permettre au secteur privé de prendre le relais afin de lever les investissements nécessaires au développement de ces entreprises.