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C’est l’étau autour des operateurs de télécom qui refusent de s’introduire sur le Nigeria Stock Exchange. Les autorités nigérianes exigent l’introduction en bourse de ces entreprises de télécommunication. 

Le Directeur Général de la commission de sécurité et d’échange, Mounir Gwarzo, recommande au gouvernement fédéral nigérian de sanctionner ces operateurs qui ne respectent pas cette exigence. « Le gouvernement fédéral doit imposer à ces entreprises de s’introduire en bourse, et ceux qui ne respecteront pas cette obligation devront être contraintes sous la forme de sanctions », a-t-il martelé en marge de la rencontre du comité financier des marchés financiers qui s’est tenue ce 8 décembre.

Pour M.Gwarzo, cela endiguera les risques d’évasion fiscale au sein de ces entreprises car les règles de gouvernance sur le marché financier nigérian empêchent à de telles situations de survenir.

Déjà en 2014, plusieurs sanctions avaient été prises à l’encontre de ces télécoms «  récalcitrantes » par la Nigérian Communications Commission (NCC), le régulateur des télécoms au Nigéria. Un record a même été atteint le 29 octobre dernier, avec l’amende de 5,2 milliards de dollars (réduite à 3,9 milliards de dollars) ordonnée contre MTN Nigéria.

Récemment relancée par de nombreuses personnalités politiques, la problématique sur l’introduction en bourse des entreprises de télécoms au Nigeria semble faire l’unanimité mais le point de discorde se trouve dans la démarche qui révèle deux défis. Le premier est d’ordre légal, car dans les différents contrats de concession de licence, cette issue n’avait pas été posée comme un élément de l’engagement des opérateurs. D’un autre point de vue, purement technique, certains analystes estiment qu’une arrivée de gros opérateurs de télécommunication sur le NSE risque de déséquilibrer le marché du fait du poids financier de ces opérateurs.

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