Golden boy de l’Algérie des  années 90, Rafik Khalifa a été condamné par la justice algérienne  à 18 ans de prison ferme et une amende de 10.000 euros.

Homme d’affaires de tout un système, Rafik Khalifa est accusé principalement d’avoir monté une banque au taux d’intérêt très bas pour piller ses clients. Sa condamnation, le 23 juin,  à 18 ans de prison ferme pour «association de malfaiteurs»,  sonne comme un solde de tout compte.
Le tribunal criminel de Blida devant lequel il comparaissait depuis le 4 mai pour un nouveau procès l’a accusé de pillage.

Dans un réquisitoire de plus de cinq heures, le procureur Mohamed Zerg-Erras reproche à l’ex promoteur d’avoir mis en place à travers les 70 agences de sa banque, «non un projet d’investissement», mais un «projet de pillage» qui lui a permis de détourner l’argent des déposants alléchés par des taux d’intérêt de 13 % pour les dépôts à terme.

«L’objectif de cette banque n’était pas l’investissement, mais le pillage de l’argent des déposants pour s’envoler avec à bord de la compagnie Khalifa Airways !», a-t-il martelé.

 

Réfugié à Londres puis extradé
Le groupe constitué autour de la banque créée à la fin des années 1990 s’était effondré en 2003 entraînant des pertes évaluées entre 1,5 milliard et 5 milliards de dollars. M. Khalifa s’était ensuite réfugié à Londres pour échapper aux poursuites, avant d’être extradé par la Grande-Bretagne à la fin de 2013.

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