La Guinée, le Liberia et la Sierra Leone ont demandé, le 17 avril à Washington, un plan d’aide internationale d’un montant global de 8 milliards de dollars pour combattre le virus Ebola.

«Nous ne sommes pas sortis du bois» a lancé le président de la Sierra Leone, Ernest Bai Koroma, qui s’exprimait lors des assemblées semi-annuelles du FMI et de la Banque mondiale à Washington. «Sur ces huit milliards, dont une bonne partie a déjà été promise par la communauté internationale, un milliard devra être utilisé dans les deux prochaines années», a-t-il ajouté.

Ebola a fait plus de 10 600 morts depuis début 2014 dans ces trois pays. Ces trois pays ont ainsi appelé le plan d’aide internationale demandé le «Plan Marshall», en référence à celui que les Etats-Unis avaient mis en place pour reconstruire l’Europe au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
Réagissant à la demande des trois pays ouest-africains qui ont perdu 2,2 milliards de dollars en Produit intérieur brut (PIB (1,4 milliard de dollars de la Sierra Leone, 535 millions en Guinée et 240 millions au Liberia) selon les estimations de la Banque mondiale, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a annoncé qu’une conférence internationale des donateurs aura lieu à la mi-juillet à New York pour réunir le montant sollicité.
Mais le président Alpha Condé a indiqué que les trois pays d’Afrique de l’Ouest ne peuvent pas attendre juillet, rappelant que l’objectif «Ebola Zéro» fixé initialement pour la mi-avril n’a pas été atteint.

La Banque mondiale a précisé dans ce cadre que le montant total de son aide s’élevait déjà à 1,62 milliard de dollars et qu’elle allait y ajouter une enveloppe supplémentaire de 650 millions de dollars dans les 12 à 18 prochains mois.
Selon des sources guinéennes, le montant des aides déjà promises s’élève à 5,1 milliards de dollars dont 2,4 milliards ont déjà été débloqués. Des responsables de la Banque mondiale ont également indiqué que des engagements supplémentaires totalisant 1,2 milliard de dollars avaient été faits lors des assemblées semi-annuelles du FMI et de la Banque mondiale à Washington, ce qui laisse une différence de financement de l’ordre d’un milliard de dollars avec ce que les trois pays demandent.

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