Tunisie nucléaireLe gouvernement tunisien, tout provisoire qu’il est, s’est prononcé en faveur de l’énergie nucléaire et projette la construction de la première centrale dans l’histoire du pays aux horizons de 2020.Annoncée début mai par le directeur central de l’office national des mines,  l’information n’a pas fait réagir l’opposition ni la société civile qui restent préoccupées  par la conjoncture actuelle, certes délicates,  et les courtes échéances (adoption de la nouvelle constitution et les élections).

L’argument officiel plaidant en faveur de l’option pour ce type d’énergie qui fait pourtant débat dans les pays qui recourent depuis longtemps au nucléaire, tient au fait de la baisse des réserves de pétrole et du gaz.  Selon les experts de la place, la Tunisie a un besoin quotidien de 6ooo mégawatts mais n’en produit que 3000.

Il est vrai que les coupures d’électricité sont devenues fréquentes depuis  un peu plus d’une année, mais les tunisiens se demandent comment on faisait avant pour les éviter ? Les coupures étaient en effet très rares !!!

Le nucléaire est  moins couteux,  et ultime argument  du premier responsable de l’office national des mines, les organisations internationales en charge des questions nucléaires ne s’opposent pas à cette option considérant la Tunisie comme étant un pays qui ne constitue pas un danger pour la paix internationale. Amen ! On veut bien y croire, mais que faires des centaines de djihadistes qui occupent les montagnes du centre et nord-ouest du pays et qui sèment vent et tempête, faisant des victimes parmi les forces de sécurité intérieure et les militaires qui ratissaient les lieux ?

Les responsables du secteur de l’énergie évacuent de surcroît d’un revers de main, le  coût de la protection nucléaire en décidant d’installer le premier site nucléaire dans des  zones côtières  géologiquement stables et non fissurées, inchallah !

Pourtant,  le soleil brille 300 jours sur 365 sur la Tunisie et l’option de l’énergie solaire dont on dit qu’elle onéreuse est l’option la plus appropriée. La recherche et les ressources financières font défaut, argument désormais résiduel des pays, fière de leur ‘indépendance’ et encore sous- développés qui privilégient les idéologies et oublient l’intérêt national.

Nucléaire moins coûteux ! Pas sûr, à moins que les décideurs tunisiens, sunnites et toujours provisoires,  aient eu, par mimétisme et certainement par jalousie,  la même idée que le président, chiite,  non provisoire,  iranien Ahmeddine Najed qui s’emploie, sans trop le reconnaitre, à avoir les mêmes  privilèges que son voisin pakistanais qui dispose de la bombe atomique. Chimères guerrières et sous- développement, c’est le problème.

 

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