La National Insurance Commission (NAICOM) a relevé à 3 milliards de nairas (environ 2,2 millions de dollars) le capital minimum exigé pour les opérateurs nationaux de micro-assurance, soit un niveau près de cinq fois supérieur aux exigences précédentes. Cette décision vise à accélérer la pénétration de l’assurance auprès des populations à faibles revenus.
Le cadre révisé prévoit que les entreprises souhaitant obtenir une licence nationale devront atteindre ce seuil pour opérer dans les 36 États du pays ainsi que dans le Territoire de la capitale fédérale, en proposant des produits simples et à faible prime destinés aux marchés informels et insuffisamment couverts.
Les nouvelles directives d’octroi de licences pour 2026 marquent une hausse significative par rapport au régime antérieur, qui exigeait notamment 40 millions de nairas (29 000 dollars) pour les opérateurs indépendants, 100 millions de nairas (73 000 dollars) pour les opérateurs étatiques, 600 millions de nairas (440 000 dollars) pour les opérateurs nationaux. Désormais, le seuil de 2,2 millions de dollars devrait s’appliquer uniformément à tous les assureurs proposant des produits de micro-assurance.
Cette mesure s’inscrit dans une réforme plus large du secteur, qui fixe également les exigences de capital à 10 milliards de nairas (7,3 millions de dollars) pour les compagnies d’assurance-vie, 15 milliards de nairas (11 millions de dollars) pour les compagnies d’assurance dommages, 35 milliards de nairas (25,7 millions de dollars) pour les réassureurs.
Selon la NAICOM, cette réforme vise à garantir que les opérateurs disposent de capacités financières suffisantes pour honorer leurs engagements, notamment le paiement des sinistres, tout en soutenant les objectifs d’inclusion financière du pays.

