L’agence de notation Moody’s a confirmé la note souveraine à long terme de l’Égypte à Caa1, assortie d’une perspective positive, signalant la poursuite des améliorations fiscales et externes grâce à des réformes économiques soutenues.
Dans son évaluation publiée lundi 6 avril, Moody’s a également maintenu le plafond de crédit en monnaie locale à B1 et le plafond en devises étrangères à B3, ainsi que la notation non garantie senior en devises étrangères à Caa1. Les obligations à moyen terme non garanties émises par Sovereign Taskeek, l’organisme gouvernemental émetteur de sukuks, conservent le même niveau de notation et la perspective positive.
Selon l’agence, la perspective positive reflète l’attente que l’Égypte poursuive ses gains budgétaires et externes récents, améliorant l’accès au financement public et réduisant les besoins bruts de refinancement. Le pays affiche des excédents fiscaux primaires depuis 2024, tandis que la banque centrale concentre ses efforts sur la désinflation et le rééquilibrage externe.
Malgré ces progrès, Moody’s souligne que le profil de crédit de l’Égypte reste fragilisé par un niveau élevé de dette publique, une faible accessibilité financière de la dette et des vulnérabilités externes, notamment l’exposition aux prix du pétrole et aux conditions financières mondiales, susceptibles d’entraîner des sorties de capitaux. L’agence note également le risque de pressions sociales si l’inflation des matières premières réduit le pouvoir d’achat des ménages, ce qui pourrait freiner la mise en œuvre des réformes.
Cette confirmation de note intervient après la dernière révision de Moody’s en mars 2024, lorsque l’agence avait relevé la perspective de « négative » à « positive » tout en maintenant la note Caa1.

