En Côte d’Ivoire, les prix maxima de détail des produits pétroliers restent inchangés pour la période du 1er au 30 avril 2026, selon la grille publiée le 31 mars 2026 par la Direction générale des hydrocarbures. Dans un contexte de tension persistante sur les marchés énergétiques internationaux, Abidjan fait ainsi le choix de reconduire les tarifs à la pompe et ceux du gaz butane, afin de contenir l’impact immédiat de la hausse des coûts d’importation sur l’économie domestique.
Le litre de super sans plomb est maintenu à 820 FCFA, le gasoil à 675 FCFA et le pétrole lampant à 705 FCFA sur l’ensemble du territoire. Pour le gaz butane, les prix demeurent également inchangés, avec 2 000 FCFA pour la bouteille de 6 kg, 5 200 FCFA pour celle de 12,5 kg, 6 965 FCFA pour le format de 15 kg, 8 125 FCFA pour 17,5 kg, 11 610 FCFA pour 25 kg et 13 000 FCFA pour 28 kg.
Cette stabilité prolonge les ajustements opérés en 2025. En avril, le super avait reculé de 20 FCFA à 855 FCFA et le gasoil de 15 FCFA à 700 FCFA. En septembre, le gasoil avait ensuite été ramené à 675 FCFA et le pétrole lampant à 705 FCFA, tandis que le super avait été abaissé à 830 FCFA avant une nouvelle réduction à 820 FCFA en novembre. La trajectoire récente montre donc une politique de modulation progressive plutôt qu’un simple gel administratif des prix.
Sur le plan économique, le maintien des tarifs contribue à limiter une hausse immédiate des coûts du transport, de la distribution et de certaines activités agricoles ou industrielles. Cet arbitrage intervient alors que plusieurs économies africaines importatrices font face à des tensions sur leurs approvisionnements ou à une montée de leur facture énergétique, dans le sillage des perturbations sur les flux mondiaux d’hydrocarbures.

