Les travaux de construction du pont de Rosso qui reliera le Sénégal et la Mauritanie ont été lancés le mardi 30 novembre par Macky Sall et Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, les chefs d’Etat des deux pays voisins.

Le pont enjambera le fleuve Sénégal sur 1,5 kilomètre, assurera une circulation fluide entre le sud de la Mauritanie et le nord du Sénégal, permettant ainsi de réduire les temps de trajet et de baisser les coûts de transport. Il fera également progresser les échanges commerciaux le long des corridors transafricains Tanger-Lagos et Alger-Dakar, renforçant ainsi l’intégration entre l’Afrique de l’Ouest et le Maghreb.

Selon un communiqué de la présidence du Sénégal en date du 30 novembre, les travaux devraient durer environ 30 mois. Le coût total du projet est estimé à 88 millions d’euros. Il est composé de deux prêts d’environ 41 millions d’euros accordés par la Banque africaine de développement (BAD), d’un financement de 20 millions d’euros de l’Union européenne (UE) et de 22 millions d’euros de la Banque Européenne d’investissement (BEI).

Une enveloppe couvrant également les aménagements et équipements sociaux-économiques ainsi que les mesures de facilitation du commerce, y compris le restant des financements, est assurée par des fonds de contrepartie engagés par le Sénégal et la Mauritanie.

Le projet est confié à l’entreprise chinoise Poly Changda, filiale de China Poly Group, attributaire du marché des travaux après un appel d’offres international. Poly Changda a ainsi battu toute une foule de concurrents dont les géants chinois China State Construction Engineering Corporation (CSCEC), Hunan Road And Bridge Construction, China Railway Seventth Group, Stecol Corporation, l’Egyptien Arab Contractor, le portugais Teixeira Duarte, et le sénégalais Rizzani De Eccher/Ecotra/Spic.

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