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Assurances: Finactu retenu pour accompagner la CIMA dans son projet de modernisation

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Finactu a été retenu à l’issue d’un appel d’offres international pour accompagner la Conférence Internationale des Marchés Africains (CIMA) sous le leadership de son secrétaire général, Blaise Abel Ezo’o Engolo. La société basée à Casablanca va conduire une vaste mission d’analyse stratégique et de préparation des réformes afin de renforcer la régulation et de mettre en place les conditions d’un développement sain et équilibré du secteur des assurances dans la sous-région Afrique Francophone.

Financé par la CIMA elle-même et par l’Agence Française de Développement, le mandat confié à FINACTU consiste en une assistance technique à maîtrise d’ouvrage d’une durée de 4 ans, qui comporte 5 composantes principales et 3 objectifs spécifiques que résume Monsieur Blaise Abel EZO’O ENGOLO, Secrétaire Général de la CIMA (photo)  : « Il s’agit d’un programme très ambitieux visant à la fois à renforcer les capacités de supervision de la CIMA et des DNA (en commençant par le Burkina, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Gabon et le Sénégal), à adapter et moderniser le cadre organique et réglementaire, les outils et méthodes du secrétariat général, le tout visant à renforcer la gouvernance du régulateur communautaire et des directions nationales des assurances, et leur arrimage aux standards internationaux (normes IAIS). 

Depuis maintenant presque 2 ans, l’équipe de FINACTU met à profit sa riche expérience du secteur des assurances en Afrique pour assister la CIMA dans son effort d’adaptation de la réglementation, par diverses études stratégiques :


• une première série d’études a permis de mettre en évidence l’impact positif des réformes récentes sur le capital minimal, sur la réassurance et sur la provision de gestion ;  


• une seconde série s’est concentrée sur les projets de réformes portant sur l’opportunité d’une réforme organique et fonctionnelle de la Conférence ; d’instaurer un agrément unique en zone CIMA, de faire évoluer le livre VII sur la micro-assurance, de renforcer le développement des Fintech, Assurtech, Regtech et de l’assurance inclusive, ou enfin d’étudier l’opportunité d’introduire de nouvelles assurances obligatoires. 

Monsieur le Secrétaire Générale, Blaise Abel EZO’O ENGOLO, qui a succédé à M. Issofa N’CHARE en avril 2021, arrive dans un contexte compliqué marqué par la crise sanitaire de la covid-19. Mais comme il le confirme lui-même, « Plus que jamais, le secteur des assurances a besoin de réformes et de modernisation, au service des assurés des 14 pays de notre espace CIMA. Nous allons faire preuve d’un peu d’audace  dans ce programme de réformes, en conformité avec la grande ambition affirmée par le haut Conseil des Ministres».

Pour Géraldine MERMOUX, Directrice Générale Associée de FINACTU, « Le secteur des assurances en zone CIMA est engagé dans une transformation de grande ampleur amorcée par la réforme sur l’augmentation du capital adoptée en avril 2016. À ce titre, FINACTU est honoré d’accompagner le régulateur des assurances en zone CIMA dans ce programme de transformation éminemment stratégique de l’assurance et de l’inclusion financière au profit des assurés de la zone.


Rédactionhttp://financialafrik.com
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5 Commentaires

  1. pour reformer la CIMA on passe par la France Afrique…………
    la réforme du capital a 5 milliards a été un échec reconnu par la majorité des compagnies et celle de la PGG est encore pire.

  2. Lorsqu’on lit dans l’article que :
    « Depuis maintenant presque 2 ans, l’équipe de FINACTU met à profit sa riche expérience du secteur des assurances en Afrique pour assister la CIMA dans son effort d’adaptation de la réglementation, par diverses études stratégiques : une première série d’études a permis de mettre en évidence l’impact positif des réformes récentes sur le capital minimal, sur la réassurance et sur la provision de gestion »
    Alors on peut se demander vraiment dans quel continent vivons nous.
    Je rappelle quand même deux évènement :
    –          A la table ronde CIMA-FANAF de 2018 à Kigali, un assureur gabonais avait brandit toutes les incohérences d’un article de Finactu sur les 5 milliards («finactu-l-espace-CIMA-a-l-aube-d-une-revolution_12-oct-2016») diffusé sur internet et qui contenait le logo de la CIMA. Ce jour-là, CIMA et FANAF avaient avec déclinaient toute responsabilité, avouant n’avoir jamais commanditer une telle étude. A mon sens, ils avaient publiquement reconnu les incompétences des auteurs.
    –          Après la diffusion sur FinancialAfrik de l’article de Finactu sur les impacts futurs de Bale 2 et Bale 3 sur notre marché, la BCEAO à travers un de ses agents très remonté par le contenu de l’article, avait violemment réagit par un contre-article.
    Ainsi, entendre que c’est Finactu qui accompagne la CIMA vers des réformes nous amène à se poser la question de savoir où va ce marché des assurances ? ce genre d’annonce doit être vécu comme un manque de respect à l’intelligence africaine. C’est comme si les experts africains ne sont pas à niveau ; et cela est inacceptable. L’absence de réaction est une forme de caution.

  3. Merci à Adama Traoré pour sa contribution audacieuse et véridique.
    L’étude dont vous faites référence est tristement encore téléchargeable sur le site de ce cabinet avec le logo de la CIMA :
    finactu.com/publications/asurance-cima
    A l’épode de sa publication, notre groupe d’actuaires exerçant en Europe avait interpelé un sénior actuaire de la zone CIMA. ci-dessous le résumé de ses réponses :
    – Les bases de cette étude font preuve d’une triste confusion entre chiffre d’affaire et fonds propres, et pire, entre rendement et marge.
    – Les auteurs de l’étude n’ont pas compris que la relation Chiffre d’Affaires-Résultat n’est pas homogène.
    – Estimer le coût du capital à 15%, démontre que les investisseurs ciblés par l’étude ont une vision ‘Cours-termiste’, comme des HEDG FONDS ; comparer le risque d’investissement en assurance avec l’achat d’une obligation souveraine, c’est remettre en question la valorisation d’une entreprise ; et quand bien même on restait dans la logique occidentale, ce coût du capital à 15% sous-entend une prime de risque supérieure à 8%, d’où une volatilité de plus de 30% du marché assurance en zone CIMA ; ce qui est absurde.
    – L’exemple d’AIG n’a pas de sens sur le référentiel CIMA, car lorsqu’une entité financière vend des CDS sur un marché non règlementé, c’est comme si une compagnie de la zone CIMA commercialisait des produits d’assurance sans provisionner annuellement. Donc la faillite d’AIG relève de ses activités spéculatives et non de non de ses activités classiques d’assurance.
    – La lecture de l’étude peut laisser croire que les consultants qui l’ont réalisée, ont reçu un mandat de déstabilisation des acteurs africains de l’assurance au profit d’autres investisseurs.
    – Avant que de telle document soit diffusé, nous devrions veiller à ce que des experts du continent puissent le valider.

    Bref, la liste des incohérences est longue…………

    Moralité :
    La CIMA et la FANAF doivent reconnaitre leurs erreurs et reculer
    Il n’est pas possible de faire avancer un marché en favorisant des acteurs qui ont fait preuve d’insuffisances intellectuelles

  4. Des cabinets africains avec une expertise pointue existent et sont à même de conduire ce genre de projet. Si les africains ne font pas confiance aux africains le développement ne sera pas pour demain. Il est temps d’endogeneiser notre développement. C’est comme cela que les autres pays se sont développés. Ceux qui sont aux manettes des décisions en Afrique ne vous laisser plus influencer réveiller vous pour nos enfants .

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