Depuis début 2021, le guichet unique de création d’entreprise du Centre de promotion des investissements (Cepici), chargé d’assurer la facilitation des formalités administratives relatives à la création des entreprises, tourne à faible régime. Et ce, dans un mutisme qui dérange plus d’un. Quand on sait que son premier responsable, Emmanuel Esmel Essis, mène depuis plusieurs années une politique d’incitation des investissement directs étrangers estimés aujourd’hui à près de 800 milliards de F CFA soutenue par une création d’entreprise dans un délai maximum de 72 heures.

En décembre 2020, les bureaux avaient marqué un arrêt pour une reprise en janvier 2021. Contre toute attente, la pause de fête de fin d’année a été prolongée. Par ailleurs, sous prétexte d’un cas de Covid-19 détecté, les activités, qui avaient repris entre février et mars, se sont de nouveau interrompues. Pourtant, des opérateurs avaient pris rendez-vous pour le dépôt de leurs dossiers en vue de l’obtention du Registre de commerce.

« En raison de la crise sanitaire Covid-19, le Guichet des formalités d’entreprises du Cepici sera exceptionnellement fermé du mardi 6 avril 2021 à 8 heures au vendredi 9 avril 2021 à 17 heures. La réouverture se fera le lundi 12 avril 2021 à 8 heures. Nous nous excusons pour tous les désagréments que cette fermeture pourrait occasionner et vous remercions pour votre compréhension », indiquait une note de la direction.

Lorsque le guichet a repris ses activités courant avril, les personnes concernées par les rendez-vous de dépôt de dossiers ont été priées de revenir à une date ultérieure, le temps de traiter des dossiers déjà dans le pipeline et en cours de formalisation. « Des excuses de trop » pour certains opérateurs notamment de la diaspora rencontrés devant les bureaux situés à Cocody Rue Lepic. Pour eux, la communication a fait défaut.

Pendant que le gouvernement affiche fièrement les chiffres de cette agence, le nombre de 13800 entreprises créées en 2020 pourrait baisser, avec ces flottements observés ces derniers mois dans ce centre de promotion qui revendique pourtant à 585 milliards de F CFA d’investissements privés.

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