Rencontre CEDEAO-Mali à Accra : aucun accord n’est signé

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Après une réunion à huis-clos de plusieurs heures, les chefs d’Etat de la Cédéao ont refusé  les propositions présentées par la délégation menée par le chef de la junte malienne, Assimi Goïta.

La CEDEAO réitère sa demande de nomination rapide d’un président et d’un Premier ministre de transition civils. Prenant la parole, le président ghanéen Nana Akufo-Addo, porté à la tête de la présidence tournante de l’organisation il y a quelques jours, a été ferme:  «nous  espérons que nous parlons de jours et non de semaines», a-t- il déclaré.

Ce sera seulement après la désignation de ces personnalités civiles que les sanctions économiques contre le Mali,  l’embargo sur les flux commerciaux et financiers et la fermeture des frontières avec le pays seront levées. 

A son tour, le président Ivoirien Alassane Ouattara a souligné à la sortie de la réunion que le Mali ne pouvait pas «rester dans cette situation pendant des jours et des semaines », tout  en   souhaitant qu’une « solution consensuelle » soit trouvée « le plus rapidement possible ». 

 Dans le sillage de la rencontre d’Accra, le médiateur de la Cédéao, l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, doit à nouveau se rendre à Bamako la semaine prochaine pour s’assurer des avancées vers la transition civile du CNSP, le Conseil national pour le salut du peuple, institué par les militaires pour gouverner le pays. Selon le président burkinabé,  Roch Marc Christian Kaboré, celui -ci devra être dissous après l’installation de la transition.


Depuis la prise de pouvoir des putschites et la démission du président IBK le 18 août dernier,,aucun accord n’a encore été trouvé avec la Cédéao. Les pays de la sous-région demandent l’organisation d’un scrutin dans les douze prochains mois, et en attendant, la nomination d’un président et d’un Premier ministre par intérim civils. La Junte va rendre compte à Bamako  et se prononcer sur ces questions.


Les militaires, de leur côté, défendent une transition d’une durée de 18 mois. C’est l’option retenue dans la charte adoptée le samedi dernier à Bamako, après les trois journées de concertations organisées entre la junte, la société civile et des personnalités politiques. Cette transition est jugée beaucoup trop longue pour la Cédéao qui exige une durée de transition de 18 mois à compter du 15 septembre avec à la clé la dissolution du CNSP.

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