Covid-19: l’Allemagne dit niet à l’ouverture des frontières au Maroc, à l’Algérie et au Rwanda

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Angela Merkel du temps de son Plan Merkel ou Plan Marshall avec l’Afrique.

Actualisé le 2 juillet 2020. Trois pays du quatuor des pays africains (Maroc, Tunisie, Algérie et Rwanda) faisant partie de la liste des 15 pays admis dans l’espace Schengen à partir de la réouverture de l’espace aérien européen, le 11 juillet, s’est heurté à une intransigeance germanique. Seule la Tunisie est admise dans l’espace allemand.

Le projet défendu par la Commission européenne est entrée en application le 1er juillet mais sans la première puissance économique de l’Union. L’Allemagne aidée par la Tchéquie s’est opposée à la Commission Européenne et à la France, principal sponsor du quatuor africain, ce qui, au final, a écorché le projet de liste commune européenne. Le ministère de l’Intérieur allemand a imposé le protocole de la réciprocité au Japon, à la Chine et à la Corée du Sud.

Pour sa part, la France et le reste des pays de l’UE hors Allemagne et Tchéquie acceptent donc dès la liste des 15 (le Canada, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, la Tunisie, l’Algérie, le Maroc, le Japon, la Corée du Sud, la Thaïlande, l’Uruguay, la Serbie, le Monténégro, la Géorgie, la Chine si celle-ci laissait les touristes européens rentrer dans son territoire) sur la base de trois critères: la situation épidémiologique dans le pays concerné, la capacité à faire appliquer les mesures sanitaires pendant le voyage et la réciprocité.

La Commission européenne a choisi de retenir comme principal indicateur le nombre de nouvelles personnes contaminées pour 100 000 habitants dans les 14 jours (« taux d’incidence »). L’objectif initial était d’ouvrir les frontières à tous les pays dont le taux est inférieur ou égale à celui de l’UE, soit 16 cas pour 100 000 habitants. Reste à savoir si la réciprocité brandie par l’Europe à tous ceux qui lui appliquent des mesures restrictives sera de mise à Addis Abeba.

Réciprocité ? Voilà un sujet tabou au sein de l’Union Africaine. Au lieu d’une action commune selon la devise “l’Union fait la force”, l’Afrique ne risque-t-elle pas d’y aller en ordres dispersés face à cette question essentielle de la liberté de circuler sans laquelle le libéralisme, la compétitivité et le développement sont de vains mots ? Aux dernières nouvelles, l’on apprend que le Sénégal va appliquer la réciprocité à quiconque lui fermerait ses frontières.

3 Commentaires

  1. Niet, c’est du russe, mais c’est une expression UTILISÉE en français. Ce qui n’est pas le cas de “Nein”! C’est comme s’il écrivait “Niet pour le Sénégal” et que vous lui sortiez, “en ouolof non, c’est deedeet, comme si l’expression “deedeet pour le Sénégal” dépendait du pays dont on parle. Vous aimez étaler votre savoir… Sur des futilités !

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