Sénégal : Aggravation du déficit budgétaire de l’Etat en 2019

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Le solde budgétaire, dons compris, de l’Etat du Sénégal  a connu une aggravation de 41,9 milliards de FCFA(62,850 millions d’euros), s’établissant en déficit à hauteur de 519,4 milliards de FCFA (779,100 millions d’euros) en 2019 contre un déficit de 477,5 milliards de FCFA (716,250 millions d’euros) en 2018, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) basée à Dakar.

Au terme de l’année 2019, la DPEE a relevé un accroissement de 16,3% de la mobilisation des ressources de l’Etat à 2821,1 milliards de FCFA alors que les dépenses budgétaires se sont établies à3340,5 milliards de FCFA en progression de 15,1%.

Les ressources de l’Etat sont constituées de recettes budgétaires à hauteur de 2564,4 milliards de FCFA et de dons pour 256,4 milliards de FCFA . Selon la DPEE, l’augmentation des recettes est imputable aux recettes budgétaires qui se sont confortées de 20,4%. La progression des recettes budgétaires est portée par les recettes fiscales (2419 milliards) qui se sont accrues de 22,5% grâce aux impôts directs et indirects.

Au titre de la fiscalité directe, les données de la DPEE indiquent que les recouvrements sont tirés par l’impôt sur le revenu (423,2 milliards) et l’impôt sur les sociétés (225,4 milliards) avec des hausses respectives de 15,4% et 18,6%. Les impôts indirects sont, pour leur part, soutenus par les taxes spécifiques (218,8 milliards), les droits de porte (324,7 milliards), la TVA à l’import (477,4 milliards) et la TVA intérieure hors pétrole (356,3 milliards) qui se sont respectivement consolidés de 45,6%, 12,4%, 18,1% et 17,5%.

Concernant les taxes spécifiques, leur progression résulte, en partie, du rapatriement de la taxe d’usage de la route (TUR).

Au total, la DPEE signale que le rapatriement des taxes parafiscales, notamment, la TUR, le Prélèvement de soutien au secteur de l’énergie et le COSEC a globalement contribué à hauteur de 184,16 milliards de FCFA  au recouvrement.

Quant aux dépenses budgétaires, elles sont exécutées à hauteur de 3340,5 milliards de FCFA en 2019 contre 2903 milliards de FCFA l’année précédente, soit une augmentation de 437,5 milliards de FCFA ou 20,8% en valeur relative. La DPEE note à ce titre que cette situation traduit les évolutions simultanées des investissements et des dépenses courantes qui se sont respectivement confortés de 20,8% et 11,9%.

Les dépenses en capital sont passées de 1032,4 milliards de FCFA en 2018 à 1246,9 milliards de FCFA  en 2019, se renforçant de 214,5 milliards de FCFA. « Cette orientation est perceptible autant sur la composante financée sur ressources internes (+21,6%) que sur celle effectuée sur ressources externes (+19,9%) », souligne la DPEE.

Pour sa part, la progression des charges de fonctionnement est portée par les autres dépenses courantes  (+16,3%), la masse salariale (+9,1%) et les charges d’intérêt sur la dette publique (+3,8%), avec des réalisations respectivement estimés à 1076,4 milliards de FCFA , 744 milliards de FCFA  et 273,2 milliards de FCFA.

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