France -Congo : le dossier qui agace

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Une rencontre aux enjeux multiples a eu lieu, début septembre, entre les présidents Denis Sassou Nguesso du Congo et Emmanuel Macron de la France.

Reçu à l’Elysée le 3 septembre dernier, le président congolais Denis Sassou Nguesso, 76 ans dont 35 ans au pouvoir, bien briefé par son «ami» de longue date, Jean Yves le Drian, s’est entretenu avec  le président Français Emmanuel Macron pendant une 45 minutes chrono. Mais à chacune de ces deux entrevues, tant avec le patron du Quai d’Orsay qu’avec le locataire de l’Elysée,  un nom est revenu : Jean-Marie Michel Mokoko.

Il s’agit de ce Général incarcéré depuis mi-2016 et condamné à 20 ans de prison par la justice congolaise.  Interpellé sur la question par l’Association de la presse diplomatique, Le Drian a répondu en des termes très diplomatiques :  “Je lui ai parlé de M. Mokoko en lui disant qu’on attendait de sa part des actes”.

Un brin agacé par les propos de son homologue français, le ministre congolais des Affaires Etrangères, Jean-Claude Gakosso, interrogé par RFI, a joué la carte de l’amitié. « Ces propos ne m’émeuvent pas outre mesure et je prends acte de ce qui est dit. Mais je connais bien Jean-Yves Le Drian et je peux vous témoigner de l’amitié qu’il a pour le président Sassou. Ce sont des amis donc ils peuvent tout se dire avec le président Sassou».  Et le ministre congolais de refuser de se prononcer sur la libération du célèbre opposant congolais. «Je n’en sais rien, ce sont des questions complexes, je ne voudrais pas faire quelque injonction que ce soit, encore moins à la justice de mon pays que je respecte».

En plus de ce dossier Mokoko et du cas de l’opposant André Okombi, deux cas  sur lesquels Sassou a répondu par un silence tout aussi diplomatique, ‘l’entretien bilatéral avec Macron s’est orienté sur la  préservation du bassin du Congo et sur l’épineuse question de l’application des 48 mesures imposées par le FMI.  Les protestations des opposants congolais, somme toute symboliques, et les révélations sur la facture du Dreamliner (500 000 dollars) qui a acheminé la délégation congolaise de Brazzaville à Paris, n’ont pas pesé sur un agenda chronométré .

 Rodrigue Fenelon massala

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