Vidéo: l’Afrique face à la mobilisation des financements

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Cedric Mbeng Mzui, financier de l’année selon le classement Financial Afrik.

3 300 milliards de dollars par an soit 1320 fois le PIB de l’Afrique. Ce montant, précise le financier gabonais Cedric Mbeng Mzui,  représente les besoins de financement annuel de l’ensemble des pays du globe.

 

Invité par le Bureau de coordination du plan Gabon Emergent, le jeune cadre à la Banque Africaine de Développement (BAD), auteur de plusieurs livres de référence et, par ailleurs, «Financier africain de l’année» dans le classement Financial Afrik des 100 personnes qui transforment le continent, a livré une présentation de haute volée le 31 juillet à Libreville.

Cedric Mbeng : “en Afrique, l’essentiel des financements est assuré
par des sources publiques (internes et externes)”

Dans ce montant qui exprime les besoins mondiaux  de  financement, 60% vont aux pays émergents.  Fait important, le monde enregistre un déficit annuel de financement de 350 milliards de dollars, poursuit le conférencier se basant sur les chiffres 2016  de Mckinsey Global Institute.  Quid donc de l’Afrique dans cet océan de déficit ?

Le continent accuserait un gap de 130 à 170 milliards de dollars selon la BAD.  Un montant difficile à combler quand on sait que sur l’année 2016, les montants cumulés de la mobilisation des ressources atteignent 62 , 5 milliards de dollars au niveau du continent, très en déça du record de 83,3 milliards de dollars atteint en 2013.

Du fait de ce déficit de financement, le continent accuse un manque à gagner de 40 milliards de dollars de croissance annuelle et peine à trouver une solution aux 15 à 18 millions de jeunes qui entrent dans le marché du travail chaque année.

 

Emmanuel Leroueil, économiste rwandais, bien au fait des enjeux de financement du Gabon et de l’Afrique, est intervenu durant la conférence.

En 2016, les sources de financement de l’Afrique provenaient pour 42% des gouvernements africains, 16% de pays asiatiques , 15,1% des banques multilatérales, 10,3% de pays européens, 8,8% de pays arabes, 4,2% de banques régionales de développement, 4,2% du secteur privé et seulement 0,2% de l’Amérique du Nord.

Autant d’éléments qui permettent au conférencier d’affirmer ces 5 constats clés :

-En Afrique, l’essentiel des financements est assuré par des sources publiques (internes et externes).

-La participation du secteur privé dans l’effort de financement  reste embryonnaire.

-La participation des pays développés s’est beaucoup  réduite

-Les ressources publiques disponibles sont insuffisantes pour atteindre les Objectifs de développement durable.

-Le continent a besoin de 60 à 120 milliards de dollars par an pour son développement.

Les experts du Bureau de coordination du Plan Gabon Emergent.

 

 

 

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