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Côte d’Ivoire : ouverture de la campagne de cajou avec un prix de 500 FCFA /Kg

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La campagne de commercialisation de la noix de cajou s’ouvre ce jeudi avec un prix d’achat « plancher obligatoire » fixé à 500 FCFA le kilogramme, a annoncé le gouvernement ivoirien.

Ce prix d’achat aux paysans, en hausse de 60 FCFA, passe à « prix plancher obligatoire » 525 FCFA pour des produits achetés en magasins à l’intérieur du pays et à un « prix plancher obligatoire » de 584 francs pour des noix achetées dans les entrepôts situés dans les ports ivoiriens.

6% de la production transformée

Devenue depuis deux ans le premier producteur mondiale de cajou, l’offre ivoirienne a repris du volume lors de la campagne 2017 à 711 236 tonnes, contre près 650 000 tonnes en 2016. Le pays conserve donc sa place avec une offre représentant la moitié de la récolte ouest-africaine et 22% de la production mondiale.

Par ailleurs, la transformation locale des noix reste le maillon faible de la filière ivoirienne. Les 29 unités de transformation recensées dans le pays n’ont transformé que 44 628 tonnes de noix, soit un peu plus de 6% de la production nationale. Cela, alors que leur capacité de transformation théorique est estimé à 109 500 tonnes par le gouvernement.

Pour les spécialistes, la forte demande de noix conduit à une surenchère des prix plus favorables aux exportateurs, les transformateurs locaux qui disposent en majorité de petites unités n’ayant pas les fonds nécessaires pour s’approvisionner en quantité suffisante.

Le gouvernement a mis en œuvre des mesures incitatives portant notamment sur la subvention des achats des transformateurs, mais les effets se font encore attendre. Et son ambition d’usiner 50% de sa production d’ici 2020 semble bien compromis.

Pour cette campagne 2018, l’objectif de production est de 750 000 tonnes

Adama WADE
Directeur de publication de Financial Afrik. Dans la presse économique africaine depuis 17 ans, Adama Wade a eu à exercer au Maroc dans plusieurs rédactions. Capitaine au Long Cours de la Marine Marchande et titulaire d'un Master en Communication des Organisations, Adama Wade a publié un essai, «Le mythe de Tarzan», qui décrit le complexe géopolitique de l’Afrique.

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