Le maire de Nice, Christian Estrosi, s’oppose à l’ouverture d’une boutique dont la vitrine met ce label en avant pour ses produits d’épargne. La justice lui donne gain de cause.

C’est une décision inédite.  Le tribunal administratif de Nice a validé jeudi la requête du maire qui souhaitait interdire l’apposition de deux enseignes lumineuses avec la mention “finance islamique” en devanture d’une nouvelle agence près du port.

Le juge a estimé que la décision de la mairie ne pouvait “être regardée comme portant atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate à l’intérêt public de lutte contre toute discrimination fondée sur la religion”, dans son ordonnance transmise à l’AFP. La mairie de Nice avait justifié juridiquement son refus d’autoriser l’enseigne “finance islamique” en invoquant un risque de troubles à l’ordre public, et de rassemblements hostiles susceptibles de mettre en danger le personnel et les clients de Noorassur.

L’avocat de la ville de Nice avait insisté sur le fait que la municipalité n’avait rien contre l’activité de finance islamique, citant le cas d’un ex-franchisé de Noorassur qui avait ouvert en novembre 2016 dans une autre rue de Nice, en apposant une enseigne mentionnant “Finance Ethique & Responsable”.

Dans un communiqué, le maire de Nice, Christian Estrosi, s’est félicité de la décision du tribunal : “La terminologie de cette enseigne Finance Islamique, c’est-à-dire respectant les principes de la Charia, représente clairement une marque de communautarisme que la Ville de Nice refuse sur son territoire et contre laquelle elle s’est toujours battue. Il n’existe pas de finance chrétienne ou de finance judaïque ! Cette enseigne cible clairement une partie spécifique de la population.”

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