L’Agence centrale pour la mobilisation publique et les statistiques (CAPMAS) a relevé, le lundi 6 avril que le déficit commercial de l’Égypte s’est établi à 4,8 milliards $ en janvier 2026. Ce chiffre marque une augmentation de 15 % par rapport aux 4,2 milliards $ enregistrés au cours du même mois en 2025. Cette dégradation de la balance commerciale est principalement attribuée à une contraction significative des revenus d’exportation sur la période.
Les exportations totales ont chuté de 20,3 %, passant de 4,5 milliards $ en janvier 2025 à 3,6 milliards $ en janvier 2026. Cette baisse est portée par le repli de plusieurs secteurs clés, notamment les engrais dont la valeur a plongé de 47,1 %. D’autres segments ont également reculé, tels que les légumineuses séchées (-47,8 %), les plastiques sous forme primaire (-21,3 %) ainsi que les pâtes et préparations alimentaires diverses (-0,4 %).
À l’inverse, certains produits ont affiché une dynamique de croissance malgré la tendance globale. Les exportations de fruits frais ont progressé de 35,1 %, suivies par les produits pétroliers avec une hausse de 17,5 %. Le secteur des vêtements prêts à l’emploi a enregistré une progression de 7,3 %, tandis que les produits en fer, incluant les barres, les tiges et les fils, ont crû de 5,6 % sur un an.
Du côté des importations, le volume global a reculé de 3,2 % pour atteindre 8,4 milliards $ contre 8,7 milliards $ l’année précédente. Cette baisse est liée à la réduction des achats de produits pétroliers (-26,5 %), de blé (-11 %) et de matières premières sidérurgiques (-10,2 %). Toutefois, cette tendance a été partiellement compensée par la hausse des importations de voitures particulières (+40,9 %), de maïs (+39,4 %), de soja (+6,1 %) et de gaz naturel (+3,6 %).

