L’Égypte s’apprête à remettre sur le marché son “Citizen Bond”, une obligation destinée aux particuliers et distribuée via les bureaux de poste. L’annonce a été faite le 29 mars 2026 par le ministre des Finances, Ahmed Kouchouk, après une première émission lancée le 22 février et présentée par les autorités comme un succès en termes de demande.
Le produit propose un rendement annuel fixe de 17,75 %, versé chaque mois pendant 18 mois. Exonéré d’impôt, il est présenté par le gouvernement comme un instrument d’épargne sécurisé permettant aux ménages d’investir directement dans la dette souveraine.
Sa valeur nominale du titre est de 1 000 EGP, avec un minimum de souscription fixé à 10 000 EGP. Les souscripteurs peuvent demander un rachat partiel ou total après quatre mois, selon les modalités définies par le réseau postal. Cette souplesse vise à rendre le produit plus compatible avec les contraintes de liquidité des ménages.
Avec cette émission, Le Caire cherche à diversifier ses sources de financement, à élargir la base des porteurs de dette publique et à mobiliser une épargne nationale parfois peu bancarisée. Dans un contexte africain marqué par le renchérissement du crédit et la recherche de ressources locales plus stables, l’expérience égyptienne pourrait faire école.

