Réunis le 4 février 2026 à Victoria Falls, au Zimbabwe, en marge de la 5ᵉ Assemblée générale du Réseau africain de la commande publique (RACOP), les représentants des États membres ont porté leur choix sur Me Armand Ciamala pour assurer la présidence tournante de l’organisation en 2026.
Président du Conseil d’administration de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) de la République démocratique du Congo, il a été élu avec 65 % des voix, succédant à son homologue zimbabwéen. Cette élection consacre l’influence croissante de la RDC dans les instances techniques africaines liées à la gouvernance économique.
Technocrate reconnu, Me Armand Ciamala aura pour mission de piloter les réformes du réseau, avec l’appui des partenaires techniques et financiers. Son élection n’a pas surpris les observateurs. Il s’était illustré en dirigeant les travaux du groupe francophone, consolidant ainsi un large soutien au sein des États francophones. Parallèlement, un travail de concertation a été mené auprès du groupe anglophone, tandis que l’espace lusophone a bénéficié d’une facilitation portée notamment par l’Angola.
Créé en 2018 à Lomé, au Togo, où se trouve son siège, le RACOP regroupe les structures nationales en charge des marchés publics de 46 pays africains. L’organisation s’est donnée pour mission de promouvoir le développement et l’intégration régionale à travers une coopération active entre ses membres, avec pour objectif central l’amélioration des systèmes de passation et de gestion des marchés publics. Au fil des années, le réseau est devenu une plateforme durable d’échanges d’expériences, d’apprentissage technique et de renforcement des capacités.
L’Assemblée générale annuelle constitue le principal cadre de concertation du réseau. Elle réunit experts, universitaires, représentants du secteur privé, acteurs de la société civile et partenaires techniques et financiers. L’événement bénéficie du soutien d’institutions internationales telles que la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et la Banque islamique de développement, ainsi que de partenaires bilatéraux et locaux.
Depuis sa création, la présidence tournante du RACOP a été successivement assurée par le Sénégal, l’Eswatini, la Côte d’Ivoire, le Rwanda et le Zimbabwe. L’accession d’un Congolais à la tête de cette organisation continentale illustre la montée diplomatique et technique de la RDC sur les questions de gouvernance économique.
À travers cette élection, Kinshasa renforce sa visibilité dans les enceintes africaines dédiées à la modernisation des finances publiques et à la transparence des marchés publics, un secteur principal pour la crédibilité budgétaire et l’attractivité des investissements sur le continent.

