Le Sénat nigérian a rejeté mercredi 4 mars la création d’un organisme indépendant de régulation des technologies financières et a appelé à un renforcement des pouvoirs de la Central Bank of Nigeria (CBN) pour superviser le secteur.
Cette décision intervient dans le cadre de l’examen d’un amendement à la loi de 2020 sur les banques et autres institutions financières (BOFIA), destiné à adapter le cadre réglementaire à la croissance rapide des fintechs dans le pays.
Le président de la commission sénatoriale sur la banque et les institutions financières, Mukhail Adetokunbo Abiru, a déclaré que les entreprises fintech gèrent désormais des volumes de transactions importants et détiennent des données financières sensibles concernant des millions de Nigérians.
Selon lui, le cadre actuel, principalement conçu pour les banques traditionnelles, ne couvre pas pleinement les grandes plateformes numériques non bancaires, créant des lacunes réglementaires.
L’amendement proposé permettra à la CBN de désigner certaines fintechs comme institutions d’importance systémique, de mettre en place un registre national pour renforcer la transparence sur les bénéficiaires effectifs et d’adopter une supervision fondée sur le risque adaptée aux services financiers technologiques.
Le texte prévoit néanmoins une coordination renforcée avec plusieurs institutions, notamment la Securities and Exchange Commission Nigeria et l’Economic and Financial Crimes Commission.

