En Arabie Saoudite, la raffinerie saoudienne de Ras Tanura à l’arrêt
La raffinerie saoudienne de Ras Tanura, exploitée par la compagnie pétrolière nationale Saudi Aramco, a été mise à l’arrêt après une frappe de drone dans la zone, a annoncé lundi 2 mars 2026 l’agence Bloomberg, citant des sources proches du dossier. Selon ces sources, Saudi Aramco veut prendre le temps d’évaluer les dégâts après cette frappe. Un incendie sur le site a été maîtrisé. La raffinerie de Ras Tanura, située sur le Golfe, est l’une des plus grandes de la région, avec une capacité de 550.000 barils de pétrole brut par jour.
Ormuz sous tension : soixante navires français bloqués dans le Golfe
Soixante navires battant pavillon français ou appartenant à des entreprises françaises sont actuellement bloqués à l’intérieur du Golfe arabo-persique, après avoir franchi le détroit d’Ormuz, selon le délégué général d’Armateurs de France, Laurent Martens, confirmant une information de France Inter. À la suite de la fermeture du détroit par les Gardiens de la révolution iraniens, en représailles aux frappes américaines, la Marine nationale a donné pour consigne aux bâtiments français de se mettre à l’abri et de ne pas tenter de sortir de la zone. Ce passage stratégique, large d’à peine 50 kilomètres entre l’Iran et le sultanat d’Oman, voit transiter près de 20 % de la production mondiale de pétrole chaque année. Sa fermeture fait peser une lourde menace sur le commerce maritime mondial. Les grands armateurs internationaux, dont CMA CGM, Hapag-Lloyd, Maersk et MSC, ont suspendu ou redéployé leurs navires dans la région face à l’escalade militaire.
Le cap de Bonne-Espérance en alternative au Canal de Suez
Le passage par le canal de Suez est également suspendu pour certains transporteurs, qui privilégient désormais la route du cap de Bonne-Espérance, rallongeant de plusieurs milliers de kilomètres les trajets entre l’Asie et l’Europe. Toutefois, les liaisons maritimes entre l’Europe et les Amériques ou certaines routes sud-sud ne sont pas directement affectées. L’impact le plus immédiat devrait se faire sentir sur les marchés énergétiques. Le blocage d’Ormuz et les tensions géopolitiques alimentent déjà une pression haussière sur le brut. Pour les consommateurs européens, la conséquence pourrait se traduire, dans les prochaines semaines, par une hausse des prix à la pompe — premier signal tangible d’un choc géostratégique qui dépasse largement le seul théâtre du Golfe.
QatarEnergy suspend la production de gaz naturel liquéfié (GNL)
La compagnie énergétique publique qatarie QatarEnergy a annoncé lundi avoir interrompu la production de gaz naturel liquéfié (GNL) à la suite d’attaques iraniennes contre les installations de deux de ses principaux sites de traitement de gaz. « En raison des attaques militaires perpétrées contre les installations de QatarEnergy situées dans les zones industrielles de Ras Laffan et de Mesaieed, au Qatar, QatarEnergy a cessé la production de gaz naturel liquéfié (GNL) et de produits dérivés », a indiqué la compagnie dans un communiqué.

