La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), en collaboration avec la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire, a organisé un petit déjeuner d’affaires le jeudi 1er octobre. Cette rencontre a offert un cadre d’échanges avec des entreprises ivoiriennes, en vue de présenter les instruments d’intervention de la BOAD, de mieux appréhender les besoins des opérateurs économiques et d’identifier des pistes de collaboration concrètes pour le financement de projets à forte valeur ajoutée pour l’économie ivoirienne.
La BOAD entend ainsi renforcer son accompagnement du secteur privé, tandis que la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire plaide pour des entreprises mieux structurées et capables de présenter des projets bancables. Alors que la Côte d’Ivoire entre dans une nouvelle phase de son développement avec le Plan National de Développement 2026-2030, le financement du secteur privé s’affirme comme un enjeu central pour l’économie ivoirienne.
Pour Faman Touré, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire, le développement du secteur privé passe notamment par le renforcement du tissu entrepreneurial national et par une meilleure capacité des entreprises à accéder aux financements. « Le contenu local ne pourra véritablement pas prendre toute sa dimension tant que nous ne disposerons pas d’un tissu entrepreneurial solide et compétitif, capable de s’inscrire durablement aux côtés des investisseurs et de renforcer la présence de nos entreprises sur les marchés régionaux et internationaux. », a-t-il souligné.
L’objectif est notamment de permettre aux entreprises ivoiriennes de mieux s’insérer dans les chaînes de valeur, aux côtés des investisseurs, mais également de renforcer leur présence sur les marchés régionaux et internationaux.
le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire a également fait remarquer que l’accès au financement constitue une condition importante. Mais il ne suffit pas, à lui seul, à garantir la réalisation des projets. Les entreprises doivent également disposer d’une organisation suffisamment structurée, d’une gouvernance adaptée et de projets capables de répondre aux exigences des institutions financières.
La rencontre entre la Banque Ouest Africaine de Développement et le secteur privé a ainsi servi d’espace d’écoute et de dialogue, mais également de mise en relation. Les entreprises ont été invitées à exposer leurs difficultés, notamment celles rencontrées dans l’accès au financement et dans la structuration de leurs projets.
Du côté de la Banque Ouest Africaine de Développement, les chiffres témoignent d’une accélération de son intervention en Côte d’Ivoire. Selon les données présentées lors de la rencontre, les financements de la banque en faveur de l’économie ivoirienne ont atteint des niveaux particulièrement élevés ces dernières années. En 2024, la Banque Ouest Africaine de Développement a engagé près de 379 milliards de FCFA en faveur de l’économie ivoirienne. En 2025, le montant s’est établi à environ 350 milliards de FCFA.
Au premier semestre 2026, la banque avait déjà approuvé près de 300 milliards de FCFA de financements, dont une partie était déjà en cours de décaissement. Ces opérations portent le volume cumulé des financements à plus de 1 100 milliards de FCFA, selon les éléments communiqués lors de la rencontre.
Au-delà de l’augmentation des montants engagés, la Banque Ouest Africaine de Développement insiste toutefois sur un autre indicateur : l’impact économique et social des projets financés. Pour la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire, il s’agit désormais de faire en sorte que les instruments de financement disponibles répondent au mieux aux besoins réels des entreprises.
Pour la Banque Ouest Africaine de Développement, l’enjeu est de continuer à mobiliser ses ressources au service de projets capables de soutenir la transformation de l’économie ivoirienne, en effet dans le cadre du Plan National de Développement 2026-2030, cette complémentarité pourrait devenir déterminante.

