Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a validé, lors de sa réunion du 25 février, les cinquième et sixième revues du programme au titre de la Facilité élargie de crédit (EFF), ainsi que la première revue dans le cadre du programme de résilience et de durabilité (RSF). Cette décision ouvre la voie au versement d’une nouvelle tranche de financement d’un montant total de 2,3 milliards de dollars en faveur de l’Égypte, selon un communiqué publié par l’institution.
À la suite de cette approbation, l’Égypte est autorisée à effectuer un nouveau tirage dans le cadre des mécanismes de « financement élargi » et de « résilience et durabilité », conformément au programme de réformes économiques conclu avec le FMI.
Le FMI justifie sa décision par l’amélioration progressive de la situation macroéconomique du pays. Les autorités égyptiennes ont mis en œuvre des politiques monétaires et budgétaires rigoureuses, accompagnées d’une plus grande flexibilité du taux de change. Ces mesures ont contribué à restaurer la stabilité macroéconomique, à contenir l’inflation et à renforcer la position extérieure du pays.
L’institution souligne toutefois que les avancées en matière de réformes structurelles restent inégales. Elle insiste sur la nécessité d’accélérer leur mise en œuvre, notamment en réduisant le rôle économique de l’État et en instaurant des conditions de concurrence plus équitables, afin de favoriser une croissance durable, tirée par le secteur privé et plus inclusive.
Un appui financier étalé sur plusieurs années
Au cours des trois dernières années, l’Égypte a déjà mobilisé environ 3,2 milliards de dollars en quatre tranches, sur un programme global de 8 milliards de dollars, destiné à soutenir les réformes économiques et à consolider la stabilité financière.
En mars dernier, le FMI avait également approuvé une demande de financement additionnel de 1,3 milliard de dollars dans le cadre du programme de résilience et de durabilité. Ce soutien vise à accompagner la mise en œuvre de la Stratégie nationale sur les changements climatiques à l’horizon 2050 et à appuyer la transition du pays vers une économie plus durable.

