En République démocratique du Congo, la dynamique du secteur des assurances se mesure avant tout à travers ses indicateurs financiers. Présentés le 18 février 2026 à Kinshasa, en marge du sommet organisé par l’Institut congolais de l’assurance et de la gestion des risques, les chiffres font état d’une croissance du marché.
Selon l’Association des Sociétés d’Assurance et de Réassurance en RDC, le volume global des primes est passé de 67 millions de dollars en 2019 à 377 millions de dollars en 2024, soit une multiplication par plus de cinq en cinq ans. Cette progression illustre l’essor rapide du secteur depuis sa libéralisation.
Dans le détail, en assurance non-vie, les primes ont augmenté de 304 millions de dollars en 2023 à 342 millions en 2024, enregistrant une croissance annuelle de 13 %. Du côté de l’assurance-vie, les primes sont passées de 20 millions de dollars en 2023 à 35 millions en 2024, soit une hausse de 75 % en un an.
Le marché compte désormais 10 assureurs agréés, dont 7 en non-vie et 3 en vie, ainsi que des réassureurs panafricains tels qu’Africare et Zephyr.
Ces résultats s’inscrivent dans un environnement réglementaire renforcé par la mise en place de l’Autorité de régulation et de contrôle des assurances, chargée d’encadrer et de superviser le marché.
Malgré cette progression notable, le taux de pénétration de l’assurance demeure inférieur à 1 %, un niveau encore en deçà des moyennes africaines, ce qui met en évidence le potentiel de croissance important du secteur.
À travers ces performances, les autorités et les professionnels entendent démontrer que l’assurance s’impose progressivement comme un acteur économique structurant, capable de mobiliser davantage de ressources financières au service du développement national.

