Selon la presse locale, dans un contexte de nombreux délestages imposés par la Société de l’Eau et de l’Energie du Gabon (SEEG), le gouvernement gabonais vient d’annoncer le bouclage financier de la phase 1 de la centrale solaire de Plaine Ayémé, inaugurée en novembre 2024.
Ce projet structurant est porté par la société Asonha Énergie, une joint-venture entre le Fonds Gabonais d’Investissements Souverains (FGIS) et Meridiam, une entreprise française indépendante basée à Paris, spécialisée dans le développement, le financement et la gestion de projets d’infrastructures publiques à long terme. Il nécessite la mobilisation de 18,4 milliards de FCFA (environ 33 millions USD) pour une capacité initiale de 30 MW.
Selon le gouvernement gabonais, cette première phase injecteraune production photovoltaïque directement dans le Réseau Interconnecté de l’Estuaire. Ce qui soulagera les tensions chroniques d’approvisionnement électrique dans le Grand Libreville. Par ailleurs, conformément aux engagements climatiques du pays, ce projet permettra d’éviter l’émission de plusieurs milliers de tonnes de CO₂ par an.
Porté par un partenariat public-privé exemplaire, Plaine Ayémé n’est qu’un premier jalon. En effet,ce site est conçu pour atteindre 120 MW à terme, devenant ainsi l’un des plus grands parcs solaires d’Afrique centrale. Une ambition qui positionne le Gabon comme acteur incontournable de la souveraineté énergétique régionale.Le Gabon bénéficie de ce PPP pour cette unité solaire dans un contexte où, las des nombreux délestages dont ils sont victimes, les Gabonais ont décidé de tourner le dos à la SEEG en faisant l’acquisition de solutions d’appoint individuelles.
En effet, selon des sources concordantes citant des indicateurs du secteur, les importations de groupes électrogènes auraient enregistré un bond de près de 20% en deux ans. Pour autant, cette solution d’urgence, si elle maintient l’activité économique, elle pèse lourdement sur le pouvoir d’achat. Notamment en termes de surcoût opérationnel, le prix du Kwh revenant de chaque ménage oscillant entre 250 et 400 FCFA, soit trois à quatre fois le tarif pratiqué par la SEEG. Bien plus, ces investissements personnels mettent une pression sur les Petites et moyennes entreprises (PME) dont jusqu’à 30% des charges d’exploitation mensuelles sont absorbées par ces groupes électrogènes.

