Le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) n’a laissé aucune place à l’ambiguïté. Interrogé par le quotidien Le Jour, Yvon Sana Bangui tranche sans détour : « Il n’y aura pas de dévaluation en Afrique centrale. Il n’y en aura pas. »Le patron de l’institut d’émission va plus loin. À l’origine de l’agitation récente, explique-t-il, figure un article présenté à tort comme émanant du Fonds monétaire international. « Ce journal a été victime d’une manipulation. Il a relayé une fausse information attribuée au FMI », déplore-t-il, soulignant que cette publication a entraîné, par effet domino, d’autres médias dans une impasse informationnelle. Résultat : une crédibilité entamée et une rumeur devenue virale.
Pour le gouverneur de la BEAC, l’épisode n’a rien de nouveau. « Cette rumeur est récurrente. Elle revient presque mécaniquement à chaque annonce de réunion, ordinaire ou extraordinaire, des chefs d’État de la CEMAC. Et cela dure depuis des décennies », rappelle-t-il. Son jugement est sévère mais assumé : ceux qui annoncent aujourd’hui une dévaluation « ne sont ni des spécialistes des questions monétaires, ni des économistes ». Et de conclure, sans détour : « Ce sont des charlatans. »
Sur le terrain technique et institutionnel, la BEAC avance des arguments chiffrés. Les indicateurs macroéconomiques régionaux ne justifient aucune mesure radicale sur la monnaie. L’inflation demeure contenue, en deçà du seuil communautaire de 3 %, signe d’une relative maîtrise des tensions sur les prix. Les réserves de change, certes en léger repli, couvrent toujours plus de quatre mois d’importations — un niveau jugé confortable par la Banque centrale pour garantir la convertibilité du franc CFA et préserver la parité.
L’institution rappelle également avoir agi en amont : relèvement des taux directeurs, durcissement du contrôle des changes, afin de renforcer la résilience du cadre monétaire face aux chocs externes. L’objectif est clairement affiché : sécuriser les flux financiers et consolider les réserves extérieures.
La Banque centrale n’élude toutefois pas les responsabilités nationales. La stabilité monétaire, insiste-t-elle, dépend aussi de la rigueur budgétaire des États membres. Elle les exhorte à accélérer leurs réformes et à finaliser leurs programmes avec leurs partenaires, au premier rang desquels le FMI.
Avec une croissance régionale attendue en nette amélioration à l’horizon 2026, la BEAC en appelle enfin au discernement des citoyens et des acteurs économiques. Face aux emballements numériques et aux prophéties de dévaluation, le message est limpide : en zone CEMAC, le franc CFA tient le cap. Le reste relève davantage du fantasme que de l’analyse monétaire.
Le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) n’a laissé aucune place à l’ambiguïté. Interrogé par le quotidien Le Jour, Yvon Sana Bangui tranche sans détour : « Il n’y aura pas de dévaluation en Afrique centrale. Il n’y en aura pas. »
Le patron de l’institut d’émission va plus loin. À l’origine de l’agitation récente, explique-t-il, figure un article présenté à tort comme émanant du Fonds monétaire international. « Ce journal a été victime d’une manipulation. Il a relayé une fausse information attribuée au FMI », déplore-t-il, soulignant que cette publication a entraîné, par effet domino, d’autres médias dans une impasse informationnelle. Résultat : une crédibilité entamée et une rumeur devenue virale.
Pour le gouverneur de la BEAC, l’épisode n’a rien de nouveau. « Cette rumeur est récurrente. Elle revient presque mécaniquement à chaque annonce de réunion, ordinaire ou extraordinaire, des chefs d’État de la CEMAC. Et cela dure depuis des décennies », rappelle-t-il. Son jugement est sévère mais assumé : ceux qui annoncent aujourd’hui une dévaluation « ne sont ni des spécialistes des questions monétaires, ni des économistes ». Et de conclure, sans détour : « Ce sont des charlatans. »
Sur le terrain technique et institutionnel, la BEAC avance des arguments chiffrés. Les indicateurs macroéconomiques régionaux ne justifient aucune mesure radicale sur la monnaie. L’inflation demeure contenue, en deçà du seuil communautaire de 3 %, signe d’une relative maîtrise des tensions sur les prix. Les réserves de change, certes en léger repli, couvrent toujours plus de quatre mois d’importations — un niveau jugé confortable par la Banque centrale pour garantir la convertibilité du franc CFA et préserver la parité.
L’institution rappelle également avoir agi en amont : relèvement des taux directeurs, durcissement du contrôle des changes, afin de renforcer la résilience du cadre monétaire face aux chocs externes. L’objectif est clairement affiché : sécuriser les flux financiers et consolider les réserves extérieures.
La Banque centrale n’élude toutefois pas les responsabilités nationales. La stabilité monétaire, insiste-t-elle, dépend aussi de la rigueur budgétaire des États membres. Elle les exhorte à accélérer leurs réformes et à finaliser leurs programmes avec leurs partenaires, au premier rang desquels le FMI.
Avec une croissance régionale attendue en nette amélioration à l’horizon 2026, la BEAC en appelle enfin au discernement des citoyens et des acteurs économiques. Face aux emballements numériques et aux prophéties de dévaluation, le message est limpide : en zone CEMAC, le franc CFA tient le cap. Le reste relève davantage du fantasme que de l’analyse monétaire.

