Le portefeuille du Groupe Agence française de développement (AFD) dans le Golfe de Guinée se situe autour de 9 milliards d’euros d’engagements
Avec un portefeuille de près de 9 milliards d’euros dans le Golfe de Guinée et plus de 240 projets en cours, l’Agence française de développement (AFD) se positionne comme un acteur structurant de la transformation économique, climatique et sociale de la sous-région. Entre pression croissante sur les dettes publiques, urgence climatique, urbanisation accélérée et fragilités sécuritaires, l’institution adapte ses priorités et innove dans ses instruments financiers. Dans cet entretien, la Direction régionale de l’AFD décrypte les dynamiques de croissance, les nouveaux projets, les priorités sectorielles et les partenariats qui redéfinissent aujourd’hui l’action du développement dans le Golfe de Guinée.
Quel est aujourd’hui l’état du stock des engagements et investissements de l’AFD dans votre région, et quelles dynamiques observez-vous en termes de croissance, de décaissements et de nouveaux projets ?
À ce jour, le portefeuille du Groupe Agence française de développement (AFD) dans le Golfe de Guinée se situe autour de 9 milliards d’euros d’engagements sur les huit pays couverts par la Direction régionale : Nigeria, Bénin, Togo, Ghana, Côte d’Ivoire, Guinée, Libéria et Sierra Leone. En ce qui concerne l’AFD, c’est plus de 240 projets en cours d’exécution avec beaucoup d’efforts déployés pour faciliter les décaissements qui produisent des impacts. Ces dernières années, nous observons une dynamique d’ensemble solide, mais très hétérogène selon les pays. La Côte d’Ivoire bénéficie d’une part importante de nos engagements dans la région mais le Bénin affiche une croissance particulièrement soutenue, avec des engagements triplés sur les 5 dernières années. Le Togo et la Guinée connaissent également une progression continue, marquée par la montée en puissance de leurs portefeuilles de projets et l’émergence d’initiatives innovantes. A titre d’exemple, le projet d’extension et de rénovation du Musée national de Guinée Sandervalia, financé à hauteur de 16 M€ en prêt souverain, vise à valoriser le patrimoine culturel guinéen, notamment pour la jeunesse et à renforcer l’attractivité du pays. Le Nigeria maintient une dynamique positive, malgré quelques phases de ralentissement liées au contexte macroéconomique. À l’inverse, notre activité au Ghana est limitée, essentiellement du fait de la situation macroéconomique et des contraintes pesant sur l’Etat en matière d’endettement mais les perspectives sont encourageantes avec l’accord récemment signé avec le FMI.
Quels sont les secteurs prioritaires de l’action dans la sous-région, et comment ces priorités se redéfinissent-elles face aux évolutions économiques, sociales et sécuritaires ?
Dans le Golfe de Guinée, l’action du Groupe AFD s’articule autour de cinq priorités majeures : l’insertion économique des jeunes et le développement du capital humain ; le développement de villes résilientes, créatives et bien connectées ; la transition énergétique et l’adaptation climatique ; le soutien aux territoires fragiles, notamment au Nord ; et enfin l’intégration régionale à travers des partenariats étroits avec les institutions comme la CEDEAO, l’UEMOA, la BOAD ou la BIDC. Ces cinq priorités ne sont pas figées : elles s’actualisent en permanence pour rester alignées sur l’évolution du contexte économique, social et sécuritaire du Golfe de Guinée. L’accélération de l’urbanisation, la montée des risques climatiques, la pression sur les services essentiels ou encore les fragilités observées dans certaines zones du Nord amènent naturellement à renforcer nos interventions sur la formation et l’insertion des jeunes notamment les femmes, la résilience urbaine, l’énergie bas-carbone et l’appui aux territoires vulnérables.
Cette adaptation se fait toujours en cohérence avec les plans nationaux de développement et les stratégies régionales, afin que nos priorités soient systématiquement alignées sur les besoins exprimés par les États et les institutions sous-régionales. Ces priorités se traduisent très concrètement sur le terrain à travers des projets structurants que nous co-construisons avec les États et nos partenaires. Le projet « Tamale, ville résiliente », que nous soutenons depuis 2025 avec l’Union européenne dans le cadre du programme gouvernemental Sustainable Cities, en est une illustration concrète. Cofinancé à hauteur de 23,4 M€ par l’UE et 5 M€ par l’AFD, il vise à améliorer la résilience de la capitale régionale du Nord Ghana face aux inondations et aux vagues de chaleur, grâce à une meilleure gouvernance urbaine, des infrastructures de gestion des eaux pluviales et le recours à des solutions fondées sur la nature. Ce type d’initiative traduit notre volonté d’accompagner une urbanisation plus durable, inclusive et adaptée aux réalités locales. Cette logique s’applique également au renforcement du capital humain, avec des initiatives comme le Centre de Formation aux Métiers de l’Industrie (CFMI) au Togo. Soutenu par l’AFD depuis 2012 et situé au cœur de la zone industrielle portuaire de Lomé, ce centre accueille plus de 200 apprenants chaque année, et plus de 1 000 jeunes y ont été formés depuis 2015. Son modèle de gouvernance public–privé mobilise directement les professionnels du secteur industriel et s’appuie sur des filières diversifiées ainsi que sur des équipements pédagogiques de pointe. Il permet ainsi de former des profils immédiatement opérationnels, en adéquation avec les besoins des entreprises locales.
Le climat est devenu un paramètre central du développement. Quelle est l’approche stratégique de l’AFD pour intégrer la transition climatique au cœur de ses interventions ?
Nous considérons que la transition climatique n’est plus une option, c’est le cœur de la politique d’investissement solidaire et durable de la France que porte le Groupe AFD. L’AFD s’est fixée un engagement clair : que l’ensemble de ses financements soit compatible avec l’Accord de Paris. Nous veillons ainsi à ce qu’aucun projet soutenu n’aille à l’encontre de la réduction des émissions de gaz à effet de serre ou de l’adaptation aux impacts du changement climatique. Le climat est devenu l’un des principaux déterminants de la stabilité, de la prospérité et même de la sécurité dans le monde. C’est un enjeu géopolitique majeur porté par le gouvernement français et que le Groupe AFD décline dans les pays d’intervention. À l’AFD, nous partons d’un constat simple : il n’y aura pas de développement durable si les trajectoires économiques ne s’alignent pas sur un monde bas-carbone et résilient. Notre action climat repose sur trois piliers : l’atténuation, l’adaptation et l’appui aux trajectoires nationales bas-carbone et résilientes.
Nous intervenons pour limiter les émissions, réduire la vulnérabilité des populations exposées et accompagner les États dans l’élaboration de leurs stratégies de long terme. Il s’agit pour le Groupe AFD d’une exigence opérationnelle qui nous conduit à revoir la manière dont nous finançons l’énergie, les villes, l’agriculture, les transports ou encore les services publics. Chaque projet se doit d’être un levier de transformation, pas une partie du problème. Mais le climat, ce n’est pas seulement réduire les émissions. Pour beaucoup de pays partenaires – notamment en Afrique de l’Ouest – c’est d’abord une question de résilience, d’accès à l’eau, de sécurité alimentaire, de préservation des ressources et de justice sociale. La transition climatique doit bénéficier aux populations : créer des emplois, moderniser les économies, renforcer les États et améliorer la qualité de vie. Nous refusons l’idée d’une transition punitive : notre objectif est une transition juste Nous agissons également sur le terrain diplomatique et financier. L’AFD fait partie de ceux qui portent la voix d’une finance internationale alignée sur les objectifs climatiques, avec des partenariats renforcés entre banques publiques de développement, institutions européennes et fonds dédiés. Le système financier doit évoluer, et nous travaillons à cette transformation au sein de Team Europe et à travers des coalitions mondiales comme Finance in Common.
Enfin, nous devons collectivement changer d’échelle. Le climat est un défi mondial mais ses conséquences sont locales : sécheresses, inondations, migrations, tensions sociales. Pour cela, nous mobilisons l’ensemble des instruments du Groupe AFD : prêts souverains et non souverains, aides budgétaires, garanties, investissements via les filiales du Groupe AFD, Proparco et Expertise France. En 2024, notre finance climat s’est élevée à 7,7 milliards d’euros, dont 3,1 milliards d’euros dédiés à l’adaptation, et plus d’un tiers des financements présentent un co-bénéfice biodiversité.
Comment l’AFD concilie-t-elle ses financements climat avec les besoins immédiats des États en matière de résilience, d’adaptation et d’atténuation, notamment dans des économies sous forte pression ?
La clé, c’est la co-construction. Le Groupe AFD accompagne les États dans la définition de trajectoires réalistes, alignées à la fois sur leurs priorités de développement et sur leurs engagements climatiques. Dans le Golfe de Guinée, cette démarche s’appuie notamment sur la Facilité 2050, qui a permis par exemple d’appuyer le Nigeria dans l’élaboration de sa Stratégie de Développement Bas Carbone à Long Terme présentée à la COP28. Cette logique permet de définir des objectifs adaptés aux réalités nationales, d’identifier les priorités d’investissement publics et privés, et d’éclairer les décisions de court terme, notamment dans le cadre des révisions des Contributions Déterminées au niveau National (CDN), c’est-à-dire les engagements climatiques que chaque État se fixe pour orienter sa trajectoire de réduction des émissions et d’adaptation.
Le programme AdaptAction, mis en œuvre par Expertise France, filiale du Groupe AFD, illustre également cette approche en ayant soutenu la mise à jour des CDN au Togo, au Bénin ou en Côte d’Ivoire. L’intermédiation financière joue aussi un rôle central : via les banques publiques de développement, y compris la BOAD avec laquelle nous déployons des lignes de crédit ciblées sur l’efficacité énergétique et la maîtrise de l’énergie. A travers le programme Transforming Financial Systems for Climate, nous accompagnons également la Banque Nationale d’Investissement de Côte d’Ivoire dans le renforcement de ses opérations de finance durable, notamment via une ligne de crédit de 60 M€ et une assistance technique de 1,5 M€. Il s’agit là, d’une opération soutenue par le Fonds vert pour le climat et qui constitue une première dans la zone UEMOA. Cette logique intégrée se traduit également dans des projets structurants comme Omi Eko à Lagos, qui massifie le transport fluvial électrique, réduisant les émissions tout en améliorant la mobilité urbaine et la résilience d’une mégapole côtière exposée aux aléas climatiques.
La crise de la dette réduit la marge de manœuvre de nombreux États africains. Comment l’AFD appréhende-t-elle ce contexte, et quelles pistes propose-telle pour maintenir des financements soutenables et efficaces ?
La crise de la dette est aujourd’hui une réalité partagée, y compris dans nombre de pays contributeurs à l’aide publique au développement, dans un contexte où les ressources concessionnelles se raréfient. Nous avons dû intégrer ces contraintes pour les pays du Golfe de Guinée. Les marges de manœuvre budgétaires se resserrent, les taux d’intérêt augmentent, et les besoins sociaux, climatiques et sécuritaires sont immenses. Dans ce contexte, notre rôle à l’AFD est clair : éviter que cette crise ne se transforme en crise de développement. Cela veut dire que nous devons agir avec responsabilité en faisant en sorte que nos financements soient soutenables et compatibles avec la trajectoire de dette de chaque pays. Nous travaillons main dans la main avec les autorités nationales, le FMI et la Banque mondiale pour sécuriser une programmation financière qui n’aggrave pas les vulnérabilités mais, au contraire, renforce la capacité des États à investir dans l’avenir. Notre rôle est de chercher à débloquer de nouvelles marges et sources de financement, faire preuve d’innovation financière.
Le Groupe AFD développe des approches qui combinent réformes des politiques publiques, financements concessionnels, garanties, mobilisation des banques publiques et du secteur privé, développement des partenariats européens et soutien aux partenariats publics/privés. Avec l’Union européenne, via les garanties d’Investissements, nous sommes capables de réduire le risque, d’allonger les maturités des crédits et de réorienter des capitaux privés vers des projets d’impact. C’est indispensable. L’AFD participe de manière active au plaidoyer pour une évolution du système financier international. La crise actuelle montre que les pays émergents et africains doivent pouvoir accéder à des flux de financement plus prévisibles, plus contrat-cycliques et mieux adaptés aux chocs climatiques.
C’est tout le sens de l’agenda porté par le Président de la République française et décliné par l’AFD : réformer l’architecture financière mondiale, mobiliser davantage les banques publiques de développement à travers Finance in Common, et bâtir un cadre plus juste pour les restructurations de dette. En parallèle, nous accompagnons les États sur les enjeux de gouvernance financière, notamment la mobilisation des ressources intérieures, l’efficacité de la dépense publique et le renforcement des cadres macro-budgétaires. Ces évolutions sont essentielles pour restaurer durablement des marges de manœuvre. Il est également primordial de soutenir le développement des secteurs productifs, créateurs de richesses. Cela favorisera la diversification des économies de la région et ouvrira le chemin vers l’industrialisation qui passera par la transformation locale des produits. Notre approche est simple : soutenir les États sans les fragiliser, financer la transformation sans accroître le risque, et bâtir des solutions nouvelles pour un développement réellement soutenable.
Dans un environnement où les acteurs du développement doivent innover, quels nouveaux instruments, mécanismes de financement ou partenariats l’AFD metelle en œuvre pour mieux accompagner les États et le secteur privé ?
Nous sommes entrés dans une nouvelle ère du développement, marquée par des besoins immenses – climatiques, sociaux, numériques, sécuritaires – et par des marges de financement plus contraintes. Dans ce contexte, innover n’est plus un choix : c’est une obligation pour continuer à accompagner les États et le secteur privé de manière pertinente. Le Groupe AFD s’est engagé dans une démarche profonde d’innovation en finance du développement, portée par ses travaux internes et par des échanges internationaux, notamment lors de la Conférence de Séville.
Cette dynamique vise à moderniser les outils, renforcer les partenariats et mieux mobiliser les ressources publiques et privées. Elle se traduit aujourd’hui par un élargissement de la gamme des solutions que le Groupe AFD peut proposer : des prêts de politique publique plus stratégiques pour soutenir les réformes ; des garanties beaucoup plus puissantes, notamment grâce à l’Union européenne via InvestEU, permettant de mobiliser des capitaux privés vers les infrastructures et les PME ; des instruments climat spécifiques, incluant l’adaptation, la biodiversité ou les solutions fondées sur la nature et des outils nouveaux comme les swaps dette-climat, qui peuvent libérer des marges budgétaires pour les pays vulnérables. Enfin, le recours croissant à des financements non souverains pour répondre à un besoin très concret : accompagner directement les institutions publiques nationales, les banques locales et les entreprises afin de favoriser des investissements qui n’alourdissent pas l’endettement des États. Ces instruments permettent aussi d’agir au plus près des réalités économiques et de renforcer les capacités des acteurs locaux.
Au Bénin, par exemple, nous avons octroyé l’an dernier un prêt de politique publique pour accompagner la stratégie culturelle structurante portée par le gouvernement – le tout premier appui budgétaire jamais accordé dans ce secteur, illustrant la flexibilité de nos instruments et leur capacité à soutenir des réformes au-delà des domaines traditionnels. En outre notre partenariat avec la Caisse des Dépôts et Consignations du Bénin et les banques publiques de la sous-région permettent de renforcer la mobilisation de l’épargne domestique, de structurer des outils financiers adaptés et d’appuyer l’intermédiation bancaire au plus près des PME. À cela s’ajoutent les interventions de Proparco, à travers des lignes de crédit dédiées et des garanties déployées auprès d’institutions financières privées et d’entreprises. Par ailleurs, le Groupe AFD contribue au renforcement des écosystèmes entrepreneuriaux dans le cadre des initiatives Choose Africa porté par le Président de la République française, dont la deuxième phase est en déploiement au Bénin, Togo et en Côte d’Ivoire notamment. A titre d’illustration, le projet GUDE-PME en Côte d’Ivoire, financé à hauteur de 80 millions d’euros permettra d’accompagner 60 000 projets entrepreneuriaux.
Quel est aujourd’hui l’état de la coopération de l’AFD avec les autres institutions de développement, et comment pourrait-elle évoluer pour mieux répondre aux défis communs ?
La coopération entre institutions de développement n’a jamais été aussi nécessaire qu’aujourd’hui. L’AFD l’a compris très tôt et a fait le choix d’être un bâtisseur de coalitions, un acteur qui relie, qui fédère et qui entraîne. Notre coopération bilatérale et multilatérale est aujourd’hui dense et structurée. Nous travaillons étroitement avec les institutions européennes, dans une logique intégrée de Team Europe, qui nous permet de mutualiser les garanties, les subventions et l’expertise. Nous structurons avec les banques multilatérales comme la Banque mondiale, la BAD, la BID ou l’AIIB des cofinancements de programmes de grande ampleur. Nous nous engageons avec les fonds climat – FEM, FVC, Adaptation Fund à mobiliser davantage de ressources concessionnelles.
Enfin, l’AFD s’associe avec les banques publiques de développement du monde entier. C’est dans cet esprit qu’a été lancé “Finance in Common”, une coalition unique qui rassemble plus de 500 banques publiques de développement où nous participons activement, montre la force d’un réseau mondial qui représente plus de 2 500 milliards de dollars d’actifs. Ensemble, elles financent près de 10 % de l’investissement mondial : c’est un levier considérable pour aligner la finance publique sur le climat, la biodiversité, l’égalité femmes-hommes et les ODD. En créant ce mouvement, l’AFD a voulu donner un cadre commun, une voix commune et une ambition partagée à cette famille d’institutions. Dans le Golfe de Guinée, la dynamique de coopération est aujourd’hui solide et structurée, portée par un dialogue partenarial continu qui permet d’aligner nos interventions avec les stratégies nationales et régionales. En Team Europe, nos coopérations avec la BEI, la KfW et l’Union européenne sont très actives, notamment dans le secteur énergétique, et près de 15 % de nos concours sont aujourd’hui financés via des crédits délégués par l’Union Européenne dans la sous-région. Nos partenariats avec les banques multilatérales jouent un rôle déterminant. Avec la Banque africaine de développement, nous gérons un portefeuille d’environ 1 milliard d’euros dans le Golfe de Guinée, couvrant notamment l’énergie, l’appui au secteur privé et l’entrepreneuriat.
Sur le plan régional, notre collaboration avec les institutions financières est également majeure. Les encours de l’AFD auprès de la BOAD s’élèvent à près de 230M €, et à environ 145 M€ auprès de la BIDC qui ont permis d’appuyer le renforcement de capacités de ces banques et d’accroitre leurs offres de crédits en matière d’infrastructures de services public marchands, de développement agricole et d’énergie durable. Par ailleurs, notre partenariat avec la CEDEAO, représente un portefeuille de financement d’environ 300 millions d’euros en soutien à l’opérationnalisation de politiques régionales majeures : facilitation des échanges, marché de l’énergie (WAPP), politique agricole ECOWAP et dispositifs de résilience sociale. Nous continuerons à travailler étroitement avec les États, les organisations régionales et les banques de développement afin d’accompagner les transformations engagées dans le Golfe de Guinée notamment en renforçant la programmation de ces partenariats. La transformation de l’architecture financière internationale est en marche, et notre partenariat doit s’adapter en harmonisant nos méthodes, nos approches de la dette et nos outils de financement d’évaluation tout en favorisant les financements basés sur les résultats. Il est important de faire preuve d’intelligence géographique notamment en renforçant les plateformes locales entre agences de développement, banques publiques, États et acteurs privés. La réponse aux besoins doit se construire là où vivent les populations et là où émergent les solutions. C’est la manière la plus appropriée et collaborative de répondre aux aspirations des pays partenaires.

