L’assureur camerounais Royal Onyx Insurance (ROI) a officiellement lancé ses activités à Bangui, le 2 octobre 2026, marquant son entrée sur le marché centrafricain de l’assurance dommages. Spécialisée dans les assurances IARDT (incendie, accidents, risques divers et transport), la compagnie entend s’appuyer sur cette implantation pour renforcer sa présence dans l’espace de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (CIMA).
L’ouverture de cette succursale constitue une nouvelle étape dans la stratégie d’expansion régionale de Royal Onyx Insurance. La compagnie ambitionne de proposer en République centrafricaine des solutions destinées aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises et aux organismes publics.
Deuxième assureur dommages recensé par la FANAF
Avec cette implantation, la République centrafricaine compte désormais deux sociétés d’assurance dommages répertoriées par la Fédération des sociétés d’assurances de droit national africaines (FANAF) : SUNU Assurances et Royal Onyx Insurance. Jusqu’à cette implantation, SUNU Assurances était le seul assureur dommages recensé dans le pays.
Selon l’annuaire 2026 de la FANAF, publié en avril 2026 et portant sur les données de 2024, SUNU Assurances avait enregistré 4,284 milliards de FCFA de primes émises (environ 7,69 millions de dollars), contre 5,061 milliards de FCFA en 2023 (environ 9,09 millions de dollars).
L’arrivée de Royal Onyx Insurance introduit ainsi un nouvel acteur sur un marché jusqu’ici caractérisé par une offre relativement limitée.
Une offre tournée vers les entreprises et les particuliers
À Bangui, ROI devrait proposer plusieurs catégories de couvertures, notamment l’assurance automobile, l’assurance incendie, l’assurance transport, les risques professionnels et industriels ainsi que l’assurance multirisque habitation.
Ces produits devraient cibler un éventail de clients allant des particuliers aux entreprises, en passant par les transporteurs, les commerçants et les organismes publics.
La compagnie présente cette implantation comme un moyen de contribuer au développement de l’économie réelle, en proposant des solutions de couverture adaptées aux besoins des différents acteurs économiques centrafricains.
Un marché encore faiblement pénétré
L’entrée de Royal Onyx Insurance intervient sur un marché où l’assurance demeure peu développée. Dans son rapport « Le marché de l’assurance en Afrique, données 2020-2024 », publié en avril 2026, la FANAF classe la République centrafricaine parmi les « autres marchés », aux côtés du Mali, du Niger et du Tchad.
Ensemble, ces quatre pays représentaient 7,4 % du marché de l’assurance vie et non-vie de la zone FANAF en 2024.
La structure du marché centrafricain se distingue toutefois par le poids très important de l’assurance non-vie. Celle-ci représentait 90 % des primes d’assurance du pays en 2024, contre seulement 10 % pour l’assurance vie.
Le faible niveau de pénétration constitue l’un des principaux défis du marché centrafricain. En 2024, les primes d’assurance vie et non-vie représentaient seulement 0,30 % du produit intérieur brut (PIB) de la République centrafricaine, selon la FANAF.
Avec ce ratio, le pays affichait le deuxième taux de pénétration le plus faible de la zone FANAF, seul le Tchad faisant moins bien, avec 0,19 %.
Dans ce contexte, l’arrivée de Royal Onyx Insurance pourrait contribuer à élargir l’offre disponible et à accroître la concurrence sur le segment des assurances dommages. Cette implantation s’inscrit également dans un marché qui dispose encore d’un important potentiel de développement, notamment dans l’assurance automobile, les risques professionnels, le transport et la couverture des activités économiques.

