En République démocratique du Congo, le compte du Trésor public a enregistré un déficit budgétaire de 466 millions de dollars américains à fin janvier 2026 Selon la note de conjoncture économique du 06 février 2026 publié par la Banque centrale du Congo, l’exécution du Plan de trésorerie de l’État au 30 janvier 2026 fait ressortir un solde déficitaire de 1.037,5 milliards de francs congolais (452,36 millions USD), dépassant largement le déficit initialement programmé de 688,2 milliards de CDF (305,08 millions USD)
Ce besoin de financement a été principalement couvert par les ressources issues des émissions de titres publics, à hauteur de 263,5 milliards de CDF(114,75 millions de dollars), ainsi que par l’utilisation de marges de trésorerie constituées antérieurement, estimées à 774,1 milliards de CDF.
Pour le premier mois de l’exercice 2026, les projections du Plan de trésorerie tablaient sur des recettes publiques de 1.895,6 milliards de CDF, contre des dépenses prévues de 2.589,2 milliards de CDF. Dans les faits, les recettes mobilisées se sont limitées à 1.632,1 milliards de CDF, correspondant à un taux de réalisation de 86,1 %. Cette performance repose essentiellement sur les régies financières, dominées par les recettes fiscales collectées par la Direction générale des impôts, qui ont généré 966,5 milliards de CDF. Les recettes douanières et des accises, assurées par la DGDA, ont atteint 475,2 milliards de CDF, tandis que la parafiscalité, gérée par la DGRAD, a contribué à hauteur de 190,4 milliards de CDF.
Dans le même temps, les dépenses publiques ont dépassé les prévisions, s’établissant à 2.669,6 milliards de CDF, soit un taux d’exécution de 103,3 % par rapport aux prévisions budgétaires. Les dépenses courantes ont absorbé la plus grande part des ressources, totalisant 1.444,9 milliards de CDF. Elles comprennent notamment la masse salariale des agents et fonctionnaires de l’État, estimée à 374,3 milliards de CDF, les frais de fonctionnement des institutions et ministères pour 534 milliards, ainsi que les subventions publiques évaluées à 450,5 milliards. Les investissements en capital ont représenté 386,4 milliards de CDF, tandis que les dépenses exceptionnelles ont atteint 677,7 milliards de CDF.

Doudou Fwamba Likunde, ministre des Finances de la RDC
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