Les États-Unis et la Guinée ont signé ce jeudi 5 février 2025 à Washington, un protocole d’accord sur les minéraux critique, en marge de la réunion ministérielle consacrée à ce secteur. Le document a été paraphé à l’issue d’une rencontre entre le secrétaire d’État américain Marco Rubio et la délégation guinéenne conduite par le ministre des Mines, Bouna Sylla. Cet accord vise à renforcer la coopération bilatérale autour des chaînes d’approvisionnement en minerais stratégiques.
Avec cette signature, la Guinée devient le troisième pays africain à conclure un protocole d’accord sur les minéraux critiques avec les États-Unis, après la RDC et le Kenya. Le partenariat porte notamment sur des ressources telles que la bauxite, l’alumine, le fer, le graphite et le lithium, considérées comme essentielles pour les industries technologiques, énergétiques et manufacturières.
Le protocole d’accord ne prévoit pas d’engagement financier immédiat, mais ouvre la voie à plusieurs axes de coopération, notamment le développement de projets miniers et industriels conformes aux standards internationaux, le renforcement de la gouvernance et de la transparence dans le secteur extractif, l’appui technique pour la transformation locale des minerais, ainsi que d’éventuels investissements dans les infrastructures logistiques et énergétiques.
La Guinée pour sa part est en train d’opérer un virage à 360 degré pour accélérer les projets de raffineries pour la transformation locale. Conakry devra ainsi convaincre l’administration Trump d’investir sur place dans des industries de transformation locale, en échange d’un accès préférentiel aux ressources de minerais critiques dont Washington a besoin pour sécuriser ses approvisionnements.

