Le Zimbabwe a signé un Staff-Monitored Programme (SMP) avec le Fonds monétaire international (FMI), a annoncé vendredi 6 février George Guvamatanga, secrétaire permanent du ministère des Finances. Ce programme informel marque un premier pas vers un éventuel financement international et vise à soutenir les réformes budgétaires et monétaires en cours.
D’une durée de dix mois, le SMP devrait débuter le mois prochain, « sous réserve que toutes les formalités soient finalisées à temps », a précisé M. Guvamatanga. Bien qu’il ne prévoie ni financement immédiat ni approbation par le Conseil d’administration, le programme permet de relancer la coopération avec le FMI, d’établir un historique crédible de réformes et de préparer l’accès futur à des financements, qu’ils soient conventionnels ou concessionnels.
Pour Wojciech Maliszewski, chef de mission du FMI, cet accord s’inscrit dans la stratégie zimbabwéenne de régularisation des arriérés et de restructuration de la dette. Le pays avait déjà tenté un SMP en 2019, abandonné en raison du non-respect des recommandations du Fonds.
Malgré ces initiatives, le Zimbabwe reste confronté à des défis économiques persistants. L’inflation en monnaie locale a ralenti à 4,1 % en janvier, tandis que celle en dollars américains est tombée à 1 % sur un an. Les réserves d’actifs étrangers ont atteint 1,2 milliard USD en décembre 2025, pour soutenir la monnaie locale Zimbabwe Gold (ZiG), lancée en 2024.
Toutefois, le pays doit encore régler ses arriérés extérieurs, estimés à 7,4 milliards USD auprès de créanciers officiels depuis le début des années 2000, avant de pouvoir bénéficier d’un programme financé par le FMI.

