La chambre basse du parlement ivoirien amorce un tournant stratégique pour la législature 2026-2030 avec l’officialisation de son nouveau bureau, ce jeudi 5 février à Abidjan. À la tête de l’hémicycle, Patrick Achi assume désormais la présidence, succédant à ses prédécesseurs avec une feuille de route axée sur la modernisation législative. Sous son autorité, cette nouvelle équipe a été conçue pour refléter un équilibre délicat entre la continuité des réformes de l’État et une ouverture politique nécessaire à la stabilité nationale, intégrant des sensibilités diverses pour porter les projets de loi futurs.
La structure de la vice-présidence, composée de 11 membres, illustre cette volonté de représentativité. Le fait saillant de cette configuration est l’entrée de Bredoumy Soumaila Kouassi, porte-parole du PDCI-RDA, parti de l’opposant de Tidjane Thiam, au sein de ce cercle décisionnel. Il siège aux côtés de figures telles que Sylvie Yao Patricia, Aimé Woi Mela, et d’autres cadres comme Fatoumata Traoré ou Cedric Tidiane. Cette diversité au sommet de l’Assemblée nationale vise à garantir que les débats parlementaires intègrent les perspectives de l’ensemble de l’échiquier politique ivoirien.
Pour assurer la conduite des séances et la représentation de l’institution, le bureau s’appuie sur une équipe plurielle. Outre les personnalités citées précédemment, la liste complète comprend : Diomandé Karim, Alain Ekissi, Elisabeth Vedea, Brahima Ouattara, Mme Tiegbana dit Mandjara Diarra, et Aboubakar Ouattara. Chaque vice-président joue un rôle de relais stratégique pour le président Achi, assurant la fluidité du travail législatif et la coordination entre les différentes commissions permanentes de la chambre basse.
Le pilier administratif et financier de cette législature repose sur un trio de questeurs : Yeo Kolotioma, Abel Botch Assi et Bernard Gobo Yokore. Leur mission est technique et cruciale : ils sont les garants de l’autonomie financière de l’Assemblée. Responsables de la préparation du budget de l’institution, ils assurent également le contrôle rigoureux de son exécution et la gestion du patrimoine de l’hémicycle. Cette structure de gestion interne est fondamentale pour permettre aux députés d’exercer leur mission de contrôle de l’action gouvernementale dans des conditions optimales.

