Le porte-parole du gouvernement, Mamadou Coulibaly, a révélé, le 4 février au sortir du Conseil des ministres que le Plan National de Développement (PND 2026-2030) prévoit un investissement global de 191,4 milliards USD (soit environ 114 838,5 milliards FCFA). Cette enveloppe financière est structurée selon une répartition entre le secteur privé, qui doit mobiliser 70,2 % des ressources, et le secteur public, dont la contribution est fixée à 29,8 %. Pour l’État, les besoins de financement sont évalués à 63,3 milliards USD (38 000 milliards FCFA), destinés à être levés sur le marché financier et via diverses transactions au cours du cycle de mise en œuvre.
Le cadre macroéconomique du PND 2026-2030 repose sur une projection de croissance moyenne de 7,2 % sur l’ensemble de la période. La stratégie prévoit une progression continue du taux d’investissement, lequel est indexé à 25,4 % du PIB en 2026 pour atteindre 34,5 % du PIB à l’horizon 2030. Ces objectifs visent à porter la nation au rang des pays à revenus intermédiaires de la tranche supérieure.
Sur le plan opérationnel, le programme intègre une matrice de réformes majeures couvrant 22 domaines d’intervention, associée à un portefeuille de projets structurants répartis dans tous les secteurs d’activité. La mise en œuvre s’accompagne d’un cadre de suivi-évaluation renforcé afin d’assurer le pilotage des politiques sectorielles et la gestion de la performance sur la base des objectifs définis par le Conseil des ministres.
L’orientation stratégique du plan intègre les impératifs de développement inclusif et les aspirations de la jeunesse en matière de stabilité et de solidarité nationale. Le document cadre définit les axes nécessaires à la pérennité du modèle économique ivoirien pour les cinq prochaines années, en s’appuyant sur une coordination accrue des investissements publics et privés.

