La République démocratique du Congo (RDC) et la France consolident leur partenariat énergétique autour du projet hydroélectrique Inga 3. Un protocole d’entente a été signé le 2 février 2026 à Kinshasa entre l’Agence pour le développement et la promotion du projet Inga 3 (ADPI) et l’Agence française de développement (AFD), avec pour objectif d’appuyer la structuration et la mise en œuvre de l’un des plus grands projets énergétiques du continent africain, dont le coût global est estimé à environ 14 milliards de dollars.
Selon l’ADPI, ce protocole vise principalement à renforcer l’accompagnement technique, institutionnel et stratégique du projet Inga 3, en amont de sa phase de réalisation. Il s’agit de poser les bases d’un développement maîtrisé, durable et inclusif, en veillant à ce que l’énergie produite contribue effectivement à la transformation économique et sociale de la RDC, tout en favorisant une meilleure appropriation du projet par les communautés locales.
Le partenariat prévoit notamment le renforcement des capacités de planification, d’ingénierie et de gouvernance du projet, afin de garantir sa viabilité à long terme. Les deux parties entendent également travailler à la mise en place de mécanismes permettant d’optimiser l’impact socio-économique de l’infrastructure, en lien avec les priorités nationales en matière d’industrialisation, d’accès à l’électricité et de création de valeur locale.
Du côté français, Inga 3 est perçu comme un levier stratégique pour améliorer durablement l’accès à une électricité fiable, compétitive et de qualité en RDC. L’AFD souligne l’importance d’un cadre de mise en œuvre rigoureux, capable de traduire l’ampleur de l’investissement estimé à 14 milliards USD en bénéfices concrets pour les populations, tout en respectant les standards environnementaux et sociaux internationaux.
Situé dans la province du Kongo Central, à l’ouest du pays, le projet Inga 3 prévoit la construction d’une centrale hydroélectrique d’une capacité installée d’environ 11 000 mégawatts. Véritable pilier de la stratégie énergétique nationale, il ambitionne de réduire le déficit structurel en électricité, tout en positionnant la RDC comme un futur hub régional d’exportation d’énergie vers l’Afrique australe et centrale. Le démarrage effectif du projet est envisagé entre 2028 et 2032, sous réserve de la mobilisation complète des financements et de l’achèvement des études préparatoires.
Pour rappel, l’Agence pour le Développement et la Promotion du Projet Grand Inga (ADPI-RDC) est un service spécialisé rattaché à la Présidence de la République, créé par l’ordonnance n°15/079 du 13 octobre 2015. Elle est chargée de la promotion, du développement et de la coordination de l’ensemble du projet hydroélectrique Grand Inga, considéré comme stratégique pour l’avenir énergétique et économique de la RDC.

