Les douanes mozambicaines ont permis à l’État de récupérer 81,5 millions d’euros entre 2021 et 2025, grâce au renforcement des contrôles aux frontières et à la saisie de 4 119 cargaisons de marchandises de contrebande, selon les données communiquées par le président de l’Autorité fiscale du Mozambique, Aníbal Mbalango, lors des célébrations de la Journée mondiale des douanes, le 26 janvier 2026.
Ces résultats témoignent de l’ampleur du commerce illicite aux frontières du pays, mais également du renforcement progressif des mécanismes de contrôle douanier. Pour la seule année 2025, les recettes issues des activités douanières se sont élevées à 99,9 millions de meticais (environ 1,6 million USD), représentant 28 % des recettes fiscales totales, confirmant le rôle stratégique des douanes dans la mobilisation des ressources publiques.
Au cours de l’année écoulée, les autorités douanières ont notamment saisi plus de 7 000 kilogrammes de pierres précieuses, ainsi que 49 mètres cubes de bois, illustrant l’intensification des trafics liés aux ressources naturelles. Ces opérations s’inscrivent également dans le cadre du contrôle des produits protégés par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES).
À ce titre, Aníbal Mbalango a précisé que les contrôles menés en 2024 et 2025 ont conduit à la saisie de 152 spécimens de plantes vivantes et de 796 défenses d’ivoire, renforçant ainsi la lutte contre le trafic illégal d’espèces protégées et la préservation de la biodiversité.
Face aux défis persistants liés à la contrebande et aux flux illicites, les autorités fiscales mozambicaines plaident pour une modernisation accrue de l’administration douanière. L’objectif est de disposer d’une institution plus efficace, capable de protéger les intérêts fiscaux et financiers de l’État, de préserver l’économie nationale et de soutenir le commerce international légal, tout en améliorant la compétitivité du pays.
Les réformes envisagées portent notamment sur la digitalisation des systèmes douaniers, le renforcement des capacités du personnel et l’amélioration des infrastructures frontalières. À terme, ces mesures visent à accélérer les délais de dédouanement, réduire les coûts pour les importateurs et optimiser l’utilisation des ressources, tout en intensifiant la lutte contre la contrebande.
Les autorités soulignent enfin que ces actions contribuent non seulement à la sécurisation des recettes publiques, mais également à la protection de l’environnement et à la préservation durable des ressources naturelles du Mozambique.

