Entrée en vigueur depuis le 4 octobre 2025, la taxe de 1% sur tous les paiements en espèce n’avait pas été appliquée par la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec), épargnant ainsi ses clients contrairement aux autres entreprises notamment la SenEau, la Sénégalaise des eaux.
En effet, depuis ce mercredi 28 janvier, le géant électrique sénégalais a décidé d’appliquer ce nouvel impôt. Désormais, tout consommateur de l’électricité devra payer un droit de timbre de 1% sur leurs paiements effectués en espèce.
Cette initiative entre en droite ligne avec la nouvelle politique fiscale, adoptée par les autorités sénégalaises, visant surtout à mobiliser davantage de fonds. Ce nouveau prélèvement sur les paiements en liquide intervient dans un contexte où les autorités avaient décidé de baisser le coût de l’électricité de 10% en touchant surtout les ménages dits vulnérables.
Renflouer les caisses de l’Etat
Selon certains spécialistes, la nouvelle décision prise par l’entreprise est sans doute motivée par un manque de ressources financières, aggravé par la problématique de la dette sénégalaise. Ce, dans un pays où le Fonds Monétaire international (FMI) tarde à casser sa tire lire pour donner un bouffe d’oxygène à l’économie locale, secouée de plein fouet par une crise sans précédent.
Créée en 1983, la Senelec au capital d’environ 240 milliards de FCFA, détenu à hauteur de 90% par l’Etat, a pour mission principale de produire, de transporter, de distribuer et de vendre de l’énergie électrique au Sénégal.

