La compagnie d’assurance Guinea Insurance Plc a soumis à la Nigerian Exchange Limited (NGX) une demande d’approbation et de cotation dans le cadre d’un projet d’augmentation de capital par émission de droits, pour un montant total de 5,8 milliards de nairas (environ 4 millions de dollars). Cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre d’une résolution visant à renforcer sa base de capital afin de répondre aux exigences réglementaires accrues du secteur de l’assurance au Nigeria.
Selon un communiqué publié le 21 janvier 2026, l’opération prévoit l’augmentation du capital social minimum de Guinea Insurance, qui passerait de 4 milliards de nairas, représentés par 8 milliards d’actions ordinaires de 50 kobo chacune, à 19 milliards de nairas, correspondant à 38 milliards d’actions ordinaires de 50 kobo chacune.
Dans le cadre de cette émission de droits, Guinea Insurance propose 5 295 200 000 actions ordinaires de 50 kobo chacune, au prix de 1,10 naira par action. Le produit attendu de cette opération est destiné à renforcer la solvabilité et la capacité financière de la compagnie.
Cette démarche fait suite à la tenue, le mois précédent, d’une assemblée générale extraordinaire (AGE), au cours de laquelle les actionnaires ont autorisé le conseil d’administration à lever des fonds propres supplémentaires pouvant atteindre 15 milliards de nairas (environ 10,3 millions de dollars). Cette levée pourra être réalisée par le biais d’une émission de droits et/ou d’un placement privé, selon les modalités, le prix, la structure d’allocation et le calendrier que le conseil jugera appropriés dans l’intérêt de la société.
À travers cette opération, Guinea Insurance entend se positionner favorablement face aux nouvelles normes de capitalisation imposées par le régulateur nigérian, tout en renforçant sa solidité financière et sa capacité à soutenir le développement de ses activités.
Par ailleurs, le régulateur nigérian des marchés financiers, la Securities and Exchange Commission (SEC), a annoncé une hausse majeure et immédiate des exigences de capital à travers l’ensemble du secteur des valeurs mobilières, dans le cadre de la plus vaste opération de recapitalisation jamais engagée dans ce segment. Les courtiers doivent désormais disposer d’au moins 600 millions de nairas (environ 414 000 dollars), contre 200 millions auparavant, tandis que les courtiers-négociateurs voient leur seuil porté à 2 milliards de nairas (environ 1,38 million de dollars) et les opérateurs pour compte propre à 1 milliard de nairas (environ 690 000 dollars). Les sociétés de gestion, quant à elles, doivent détenir un minimum de 5 milliards de nairas (environ 3,45 millions de dollars) pour les gestionnaires de niveau 1, contre 150 millions précédemment.
Les acteurs du marché primaire doivent désormais détenir entre 5 et 7 milliards de nairas (soit 3,45 à 4,83 millions de dollars), tandis que les infrastructures de marché, notamment les contreparties centrales, sont soumises à des exigences allant jusqu’à 10 milliards de nairas (environ 6,9 millions de dollars).
La SEC a également renforcé l’encadrement des actifs numériques, imposant un capital de 2 milliards de nairas (environ 1,38 million de dollars) aux plateformes d’échange et aux dépositaires. Les entreprises ont jusqu’au 30 juin 2027 pour se conformer à ces nouvelles règles, sous peine de suspension ou de retrait de licence. Une réforme qui devrait accélérer la consolidation du secteur au profit des acteurs les mieux capitalisés.
Nigeria : Guinea Insurance sollicite l’aval de la NGX pour une augmentation de capital d’environ 4 millions de dollars

Dominique Mabika
Journaliste congolaise, passionnée d’économie, de finance et de culture. Le domaine de prédilection de Dominique Mabika est l'audiovisuel . A ce titre, elle présente Le Grand Débat de Financial Afrik TV et conduit la coordination des reportages sur le terrain et la réalisation des documentaires et des interviews.
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