Elles sont désormais cotées à la BRVM et ce, depuis le 22 janvier 2025, les obligations « FCTC SONABHY 8,1% 2025-2031 ». La cérémonie marquant cette première cotation, s’est déroulée à Ouagadougou.
Le marché secondaire de la BRVM a enregistré le 22 janvier 2025, une nouvelle cotation. Il s’agit des obligations « FCTC SONABHY 8,1% 2025-2031 ». Depuis ce jour, ce titre coté à cette bourse sous-régionale peut être vendu en cas de besoin de liquidités et être acheté auprès des personnes qui le cède.
Une opération qui traduit la volonté de cette nationale des hydrocarbures au Burkina, qui en a le monopole exclusif d’ailleurs, à diversifier ses sources de financement, d’optimiser la gestion de sa trésorerie et de mobiliser des ressources stables pour soutenir durablement ses missions stratégiques que sont notamment l’approvisionnement sécurisé du pays en hydrocarbures gazeux et liquides.
Bien avant cette première cotation, le premier fonds commun de titrisation de créance au Burkina « FCTC SONABHY 8,1% 2025-2031 » a été un franc succès si l’on s’en tient aux résultats de l’opération. A la recherche de 30 milliards de FCFA, c’est plus de 34,34 milliards de FCFA qui ont été levés à travers cet appel public à l’épargne. Un engouement qui s’est matérialisé par un taux de couverture de 114%.
Cette première titrisation au Burkina et pour aussi une structure de l’Etat, servira à la construction d’infrastructures de stockage pour faire face aux crises géopolitiques, aux retards d’importation, ou encore aux fluctuations de prix mondiaux des hydrocarbures. Une prise en compte de sécurité énergique car selon les données de la BCEAO, en 2024, les hydrocarbures étaient en tête du top 5 des biens achetés à l’extérieur par le pays. Plus de 1425 milliards de FCFA ont été dépensés à ce titre. Autre fait, malgré sa position stratégique et ses missions, la SONABHY n’a pas encore atteint selon nos informations son stock de souveraineté qui serait de 3 mois.
Ce FCTC a connu la participation des investisseurs particuliers avec plus de 4 milliards de FCFA injectés. Une opération qui a eu pour chef de fil, la Société burkinabè d’intermédiation financière (SBIF) et la gestion du FCTC est assurée par Joseph titrisation. Basé à Abidjan, ce cabinet est chargé de veiller à la bonne administration du fonds et au paiement régulier des investisseurs. Cette opération dans laquelle l’Etat du Burkina est débiteur final, sponsor et garant a été lancée depuis juillet 2025 et a pris fin en septembre de la même année. Le taux d’intérêt brut, lui, est de 8,1% par an. La valeur nominale était de 10 000 FCFA. Les souscriptions ont été possible grâce à l’action de 10 sociétés de gestion et d’intermédiation dans l’UEMOA. Des agents économiques des pays tels que la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Sénégal, la France et le Luxembourg ont participé à cette levée de fonds.

