Bank Al-Maghrib, l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) et l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC) ont adopté une nouvelle feuille de route pour renforcer la lutte contre la corruption dans le secteur financier marocain. Cette décision a été prise le mardi 20 octobre 2026 à Rabat, à l’occasion de la sixième réunion annuelle de haut niveau des quatre institutions, signataires depuis novembre 2019 d’une convention de coopération consacrée à la prévention et à la lutte contre la corruption dans le secteur financier (CASF).
La rencontre a permis d’évaluer les actions menées au cours de la période 2025-2026 et d’approuver les nouvelles orientations pour 2027-2028. Les échanges ont également porté sur les évolutions récentes en matière de prévention et de lutte contre la corruption, tant au niveau national qu’international.
La feuille de route pour les deux prochaines années prévoit notamment le renforcement des compétences, la promotion d’une culture d’intégrité et la diffusion des bonnes pratiques au sein du secteur financier. Les actions envisagées comprennent l’élaboration de guides, l’organisation de sessions de formation et de sensibilisation, ainsi que le développement du partage d’expériences entre les institutions concernées.
Une attention particulière sera accordée à la mise en œuvre des plans d’action issus des cartographies des risques de corruption dans le secteur financier. Le programme prévoit également de renforcer les partenariats avec le monde académique et la coopération avec des institutions homologues à l’échelle internationale.
Par ailleurs, l’INPPLC prévoit d’obtenir, en 2027, la certification à la norme internationale ISO 37001, relative aux systèmes de management anticorruption.
Au cours de la période précédente, les quatre institutions ont participé à plusieurs rencontres nationales et internationales consacrées à l’intégrité et à la lutte contre la corruption. Bank Al-Maghrib, l’AMMC et l’ACAPS ont également poursuivi, en coordination avec l’INPPLC, leurs travaux d’évaluation et de régulation des risques de corruption au sein du système financier.
À l’issue de cette sixième réunion, les quatre institutions ont réaffirmé leur volonté d’approfondir leur coopération et de multiplier les initiatives conjointes. Elles entendent ainsi contribuer aux efforts nationaux de lutte contre la corruption et favoriser la diffusion de pratiques susceptibles d’être adaptées à d’autres secteurs.

