Après une période d’hibernation de six ans, le gouvernement camerounais, à travers le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, a relancé le 21 octobre 2026 à Douala la 12e session du Cameroon Business Forum (CDF). Ce principal cadre de concertation économique entre les secteurs public et privé réunit ministres, dirigeants d’entreprises et représentants du Groupement des Entreprises du Cameroun (GECAM).
Le patronat camerounais justifiait son retrait de cette plateforme depuis 2021 par « des promesses gouvernementales non tenues ». Les chefs d’entreprise dénonçaient « le faible taux d’exécution des recommandations formulées lors des éditions précédentes ».
Le secteur privé a toujours exigé du gouvernement « des réformes concrètes et immédiates pour le tissu économique national ». Les chefs d’entreprise réclament également « un allègement de la pression fiscale et un assainissement du climat des affaires ». De plus, ils demandent « un accès simplifié aux crédits bancaires pour stimuler les investissements ».
Face à ces exigences du secteur privé, le gouvernement cherche à rassurer les bailleurs de fonds et les investisseurs internationaux. Ce, dans le but d’impérativement restaurer sa compétitivité sous-régionale pour réussir sa stratégie d’émergence à l’horizon 2035.
Des réformes urgentes pour libérer la croissance économique
Les discussions de Douala portent sur des défis structurels majeurs pour les entreprises locales. La fiscalité des affaires, la sécurisation des investissements et le coût de l’énergie figurent au cœur des débats. La simplification des démarches administratives reste également une priorité absolue pour le patronat.
Dans tous les cas, le succès de cette 12e session dépendra de la mise en œuvre réelle des résolutions adoptées. Les acteurs économiques attendent un suivi rigoureux des engagements pris par l’exécutif. Le gouvernement doit transformer ce dialogue institutionnel en levier d’action pour soutenir l’activité privée et créer des emplois durables.

