Une ligne de financement commercial rotative pouvant atteindre 100 millions de dollars est envisagée pour soutenir l’approvisionnement de la République démocratique du Congo en produits pétroliers. Le mécanisme associe la raffinerie nigériane Dangote, la Société Congolaise des Industries de Raffinage (SOCIR SA) et la United Bank for Africa (UBA). Le Gouvernement examine les conditions nécessaires à sa mise en place.
Le dossier a été présenté au Conseil des ministres du vendredi 9 octobre 2026 par le vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba. Il sollicite la validation du schéma Dangote–SOCIR–UBA ainsi que l’autorisation préalable à la signature d’un arrêté interministériel devant encadrer son application. Le Conseil des ministres a donné son quitus au dispositif, apprend-on.
Dans cette architecture, la raffinerie Dangote a désigné la SOCIR SA, société d’économie mixte détenue à 50 % par l’État, comme interlocuteur opérationnel pour le compte de la RDC. Les procédures de conformité sont en cours. De son côté, UBA a confirmé son intérêt pour accompagner l’opération à travers une ligne de financement commercial rotative dont le montant pourrait atteindre 100 millions USD.
Les négociations portant sur les conditions financières ne sont toutefois pas achevées. Le montant annoncé constitue donc une capacité de financement envisagée, et non un crédit déjà accordé. La finalisation de l’opération dépend encore de plusieurs décisions administratives et commerciales.
Daniel Mukoko Samba a notamment identifié deux conditions essentielles à la mise en œuvre du dispositif. La première consiste à confier officiellement un mandat à la SOCIR SA au moyen d’un arrêté interministériel. La seconde porte sur la validation, par le Gouvernement, des principaux paramètres commerciaux de l’opération.
La signature de cet arrêté doit préciser le cadre institutionnel dans lequel la SOCIR interviendra. De son côté, l’approbation des conditions commerciales permettra de poursuivre les négociations avec UBA et de préparer la mise en place du financement. Ces étapes doivent clarifier les responsabilités des parties avant le démarrage effectif du mécanisme.
Lors de l’examen du dossier, la ministre des Hydrocarbures a souligné l’intérêt stratégique et économique de cette initiative pour la RDC. La ministre du Portefeuille, Julie Shiku, a, pour sa part, apporté des éclairages sur l’organisation institutionnelle, commerciale et financière du dispositif. Leurs interventions ont contribué à préciser les différents aspects du schéma soumis au Gouvernement.
En sollicitant l’accélération du processus, Daniel Mukoko Samba a mis en avant trois objectifs : sécuriser le financement proposé par UBA, favoriser un approvisionnement direct et efficace en produits pétroliers et mieux maîtriser les risques supportés par l’État. La concrétisation de ces ambitions reste néanmoins conditionnée à la formalisation du mandat de la SOCIR SA, à la validation des paramètres commerciaux et à la conclusion des négociations financières. À ce stade, le mécanisme est encore en préparation et son financement n’est pas définitivement établi.

