Intervenant lors de l’African Energy Week 2026 au Cap, en Afrique du Sud, l’avocat NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie, a fermement condamné la xénophobie et l’hostilité envers les ressortissants africains.
« Nous ne pouvons pas prêcher l’unité panafricaine et mondiale dans ces salles climatisées tout en laissant la division s’enraciner dans nos rues », a-t-il déclaré, dénonçant le décalage entre les discours d’intégration et les comportements d’exclusion.
« Lorsque des étrangers et nos frères africains sont confrontés à l’hostilité, c’est une tache sur notre conscience collective », a poursuivi NJ Ayuk. Au nom de la Chambre, il a condamné « fermement et sans équivoque la xénophobie sous toutes ses formes hideuses », ajoutant : « Il n’y a pas de position intermédiaire. »
L’avocat a également exprimé son soutien à la position de Cyril Ramaphosa contre la xénophobie et l’afrophobie, rappelant les propos du président sud-africain selon lesquels « il n’y a pas de place pour l’intolérance en Afrique du Sud ».
Pour NJ Ayuk, l’industrie énergétique illustre cette nécessaire coopération : « Les pipelines ne se soucient pas des frontières. Les réseaux électriques ne s’arrêtent pas au contrôle des passeports. » Le secteur repose sur des ingénieurs, des opérateurs et des financiers de différentes nationalités travaillant côte à côte.
Dans le même élan, le président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie a mis en garde contre le nationalisme des ressources, une tendance qu’il juge dangereuse et contre laquelle il appelle à une vigilance active.

