Ce mercredi 14 octobre, le Conseil des ministres de Côte d’Ivoire a adopté deux textes fondamentaux relatifs aux finances publiques de la Côte d’Ivoire. Les travaux ont porté sur le projet de loi portant règlement du budget de l’État pour 2025 ainsi que sur le projet de loi de finances pour 2027, accompagné de son annexe fiscale, marquant une étape clé dans l’élaboration du prochain cadrage budgétaire de l’État. Présentés par le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, les deux textes sont désormais soumis à l’approbation du Parlement.
Pour l’exercice 2027, les ressources et les charges s’équilibrent à 18 466,1 milliards de FCFA, soit une hausse de 6,4 % par rapport au budget 2026, établi à 17 350,2 milliards de FCFA. Cette trajectoire vise à consolider les finances publiques, avec un objectif de déficit budgétaire ramené à 3,5 % du produit intérieur brut (PIB), contre 3,8 % en 2026. Elle repose sur une hypothèse de croissance du PIB national de 6,6 % en 2027, après 6,2 % en 2026, dans un contexte mondial supposé plus favorable (3,4 % contre 3 %).
La structure de ce projet de budget repose sur 27 dotations, 160 programmes et 40 comptes spéciaux du Trésor, répartis entre les ministères et les institutions. Ce découpage organisationnel offre une visibilité détaillée sur la conduite de l’action publique.
Parmi les arbitrages majeurs, le projet consacre la mise en place du Fonds souverain de Côte d’Ivoire, doté d’une enveloppe initiale de 100 milliards de FCFA destinée au démarrage de ses activités. Un montant de 70 milliards de FCFA est par ailleurs prévu pour financer les études nécessaires à la mobilisation des financements et à la bonne exécution des projets du Plan national de développement (PND) 2026-2030.

