Yaoundé, cité frigorifique entre collines. Sous un soleil généreux disputant la vedette à une fine pluie, nous voilà de sortie. Quatre tours de roue et l’on tombe sur le « Village Noah », du nom du seul Français (n’en déplaise aux ultras) vainqueur de Roland Garros. En compagnie d’un monument de la presse camerounaise et africaine, l’on pénètre dans cet univers verdoyant, presque suspendu, pour découvrir un restaurant que le Guide Michelin aurait sans doute couronné, du temps béni où n’existaient ni TripAdvisor ni autres tuttu quanti numériques.

Le service est diligent, précis sans être obséquieux, assuré ce jour-là par une cheffe de salle experte, dont le sourire rappelle que l’hospitalité est d’abord une disposition intérieure. Mention spéciale à la salade verte : une laitue tendre, relevée de tomates d’un rouge franc, que souligne une discrète variation d’huile d’olive.

Mais le meilleur reste à venir. Des crevettes à la braise, parfaitement saisies, escortées de plantain frit et relevées d’un trait de vinaigrette : une partition simple, mais exécutée avec justesse.

Encore une belle étape dans un cadre où le culinaire dialogue avec le sport. Car au-delà de ses suites-bungalows privatifs, le Village Noah déploie une offre complète : piscine, salles de sport, courts de tennis, terrain de basketball… un lieu de vie plus qu’un simple établissement. De génération en génération, du père, footballeur à Sedan, au fils, vainqueur de Roland Garros, les Noah ont su transformer une saga familiale en actif tangible : un écosystème créateur d’emplois, de valeur et de respiration urbaine.

Une réussite discrète, mais structurante.

Crevettes à la provençale avec du plantin à la camerounaise .
Tomate verte avec le pain en intrus

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